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Qui a peur de qui ?

La prochaine présidentielle ne se pointe même pas à l’horizon que le régime actuel part déjà en pré-campagne. Pire encore, les tenants du pouvoir veulent maintenant que certains acteurs politiques ne devraient pas être présents à ce rendez-vous pourtant crucial pour la consolidation de la démocratie, comme disent souvent les partenaires internationaux. Ce n’est visiblement pas le cas à entendre des voix qui veulent rééditer le « ni…ni ».

Il faut reconnaître que les consultations populaires de 2013 ont fait exception. Le fait est que les principaux acteurs de la crise qui sévit dans le pays ces dix dernières années, n’étaient pas présents lors de la présidentielle censée faire sortir le pays de l’impasse. Zafy, Ratsiraka, Ravalomanana ou encore Rajoelina, qu’on le veuille ou non, sont les principaux acteurs du marasme depuis 2002. Ils ont été absents des scrutins de 2013 pour, semble-t-il, débloquer une situation inextricable.

Résultat : les scrutins ont enfanté des apprentis dirigeants incapables de résoudre quoi que ce soit. N’étant pas préparés à affronter les aléas de l’exercice du pouvoir, les dirigeants actuels se fourvoient irrémédiablement dans leur engrenage de promesses non tenues, navigation à vue dans divers domaines, incapacité à répondre aux aspirations populaires, ou encore tâtonnement dans la conduite des affaires de l’Etat. En somme, le pays est dirigé par des personnalités de substitution.

Ceci étant, à défaut de bataille sur le terrain, il est maintenant temps qu’ils s’affrontent aux urnes. L’on ne cesse de nous bassiner avec la prise de pouvoir non plus par la rue, mais par le biais des élections. C’est donc le moment ou jamais pour qu’ils transforment leur rancœur en des programmes de développement. Et il appartient à chacun de juger leur capacité de réaliser telle ou telle programme, s’il en existe bien évidemment.

Rakoto

 




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