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Remaniement ou pas : les postulants se bousculent

Remaniement ou pas : les postulants se bousculent

Certains acteurs politiques veulent tenter leur chance à propos d’un éventuel  remaniement. Les postulants se bousculent aux portes d’Ambohitsorohitra et d’Iavoloha.

Remaniement ou pas, le moment semble propice pour se faire entendre ces jours-ci. En dépit d’une déclaration du Chef de l’Etat, en marge de la réunion des Chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine à Addis-Abeba sur l’inexistence d’une velléité de remanier l’Exécutif dans les jours à venir, les acteurs politiques  sont toutefois dans l’expectative. Du moins ceux qui aspirent à prendre le relais en cas de défaillance de l’équipe de Mahafalay Olivier Solonandrasana.

Il semble en effet que selon des sources autorisées, l’équipe d’Iavoloha est surbooké ces derniers temps pour des demandes d’audience et/ou dépôt de Curriculum vitae pour occuper tel ou tel poste au niveau du gouvernement. C’est aussi le cas pour ceux s’estiment proches des anciens chefs de l’Etat tels que Marc Ravalomanana, Albert Zafy ou Didier Ratsiraka. « En cas de remaniement, il se pourrait que les anciens Présidents seront consultés pour plus de consensualité. Ils pourraient ainsi proposer des noms », estiment certains observateurs.

Sur ce point, outre le ministère de l’Energie, dont le ministre de l’Economie et de la planification Herilanto Raveloharison assume l’intérim depuis quelques mois, plusieurs autres ministères font également l’objet de vives sollicitations de la part des postulants.

« C’est le cas du ministère des Travaux publics, celui du Commerce ou encore des Transports et de la météorologie », assure une source contactée qui n’hésite pas à révéler que certains postulants sont impliqués dans des dossiers compromettants au niveau du Bureau indépendant anticorruption (Bianco).

Absence de continuité

A en croire toutefois des proches des partenaires techniques et financiers, les changements intempestifs des responsables de haut niveau au sein des diverses instances étatiques inquiètent à plus d’un titre les partenaires internationaux dans la mesure où les changements aboutissent souvent à changer d’interlocuteur. A titre d’illustration, le régime a changé trois fois de premier ministre depuis le retour à l’ordre constitutionnel et à chaque fois, les partenaires sont obligés de demander des garanties sur la suite de leur coopération. Le fait est que le changement d’un membre du gouvernement à Madagascar signifie le plus souvent le remplacement des responsables à chaque niveau alors que cela ne devrait être pas le cas pour l’équipe technique.

« Lorsqu’un membre du gouvernement est remercié, ce n’est pas seulement le cabinet qui change mais souvent c’est tout le staff technique alors que certaines personnalités connaissent déjà les méandres d’un tel ou tel dossier et qu’il faudra après revenir au point de départ », notent certains responsables techniques. Ce qui est loin d’arranger la coopération avec les bailleurs de fonds.

A priori, l’équipe du gouvernement actuel ne semble pas insensible à propos d’un éventuel remaniement. Ces jours-ci, plusieurs ténors du gouvernement montent au front pour marquer leur présence sur le terrain. Alors que, vu l’actualité nationale, avec la persistance du délestage, la recrudescence des vindictes populaires, la hausse des produits de première nécessité ou encore l’accroissement de l’insécurité en ville ou dans les campagnes, n’arrange nullement certains membres du gouvernement.

Jao Patricius

 

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