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REGIME HVM : La réconciliation nationale n’est pas une priorité

Le Général Charles Sylvain Rabotoarison reste pour l’instant le président de l’organe en charge de la réconciliation nationale.

Les acteurs politiques ont beau attendre la mise en place d’un nouvel organe chargé de la réconciliation après qu’une nouvelle loi y afférente a été adoptée au niveau des deux chambres pour diverses raisons. Mais la situation est que le régime actuel ne se presse pas. La procédure semble d’ailleurs être encore longue…

Plus d’un mois après son adoption au niveau des deux chambres, une semaine après l’avis de la Haute cour constitutionnelle sur sa conformité avec la Constitution en vigueur, l’effectivité de la loi sur la réconciliation nationale tarde pratiquement à venir. Selon les explications techniques des membres des experts ayant élaboré cette loi, il faudra attendre la mise en place d’un comité qui se chargera de sélectionner les dossiers des nouveaux membres du Conseil de la réconciliation malgache (CRM), l’organe en charge de la réconciliation nationale.

Pour l’instant, il faudra donc attendra la nomination des membres de ce comité. Une fois mis en place, ce comité lancera un appel à candidatures et sélectionnera selon des critères préétablis dans la loi sur la réconciliation nationale les 22 membres de cet organe. Pour être enfin opérationnels, ils devront encore attendre leur décret de nomination signé cette fois-ci par le Président de la République, qui, lui aussi désignera ses propres représentants (11) au sein de cet organe de la réconciliation.

Ce n’est pas demain la veille

Tout cela pour enfin dire, que la mise en place du nouvel organe chargé de la réconciliation nationale à Madagascar n’est pas demain la veille, au vu entre autres de la lenteur avec laquelle fonctionne le Président de la République, Hery Rajaonarimampianina et son administration. Effectivement, il se pourrait qu’avec un saut d’humeur, le Chef de la République peut ordonner sa mise en place en deux temps, trois mouvements. Mais la situation actuelle fait qu’il a encore besoin du temps pour enfin la réaliser.

Ce qui préoccupe le Chef de l’Etat, c’est la réalisation des recommandations de la communauté internationale qui exige un gouvernement qui n’a rien à voir avec le système actuel, donc un gouvernement composé majoritairement de nouvelles têtes ou presque qui ont les potentiels nécessaires pour faire respecter les exigences des partenaires techniques et financiers du pays. Un gouvernement qui reflète l’unité nationale et pourra garantir la stabilité afin que nos bailleurs de fonds traditionnels puissent investir tranquillement dans le pays.

Chercher la petite bête

Alors, la réconciliation nationale peut attendre. Elle n’est pas une priorité pour le régime actuel. Sinon, la HCC n’aurait pas cherché la petite bête en déclarant le 27 janvier dernier non conforme à la Constitution l’article 2 de cette loi, celui qui place le Conseil de la réconciliation Malgache (CRM) aura rang d’une institution de la République, et son article 24 qui place le président de cette institution au même rang protocolaire d’un chef d’institution. Mais selon les explications reçues, tout cela n’est qu’une bêtise, car avec ces remarques, il n’a plus besoin de soumettre à nouveau la loi au niveau des deux chambres pour l’appliquer.

Tant pis pour les fédéralistes qui, ces derniers temps sont sortis de leur silence, non seulement pour se faire remarquer mais aussi pour relancer les mêmes idées qu’ils ont déjà véhiculées concernant la nécessité de réconciliation nationale à Madagascar. Pareille situation pour les politiciens qui attendent avec impatience la mise en place du CRM pour pouvoir demander une amnistie suite à leur condamnation à caractère politique ne leur permettant pas d’exercer normalement des activités politiques.

En attendant la mise en place du Conseil de la réconciliation Malgache, c’est le Filankevitry ny Fampihavanana Malagasy (FFM), mis en place lors de la Transition, qui assure l’expédition des affaires courantes au sein de cet organe pour la réconciliation nationale. Ce, malgré le fait que le mandant de celui-ci ait déjà expiré depuis des mois, raison pour laquelle il a fallu adopter cette nouvelle loi sur la réconciliation nationale qui correspondrait, selon les explications, à la situation actuelle.

La Rédaction

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