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DELESTAGE ET ENERGIE RENOUVELABLE : Les initiatives locales ignorées

DELESTAGE ET ENERGIE RENOUVELABLE : Les initiatives locales ignorées

L’Etat ne s’engage pas encore à fond dans l’exploitation des énergies alternatives.

Le délestage sévit encore. Ceci après plusieurs semaines après le dernier cyclone qui a affecté la société d’Etat, la Jirama.

Tous les maux sociaux s’accumulent et ne manquent pas d’asphyxier les Malgaches qui en ont marre des effets d’annonce des dirigeants « amateurs ». Ces derniers sont plutôt indifférents à ces maux qui minent la société malgache. Dans la capitale, la coupure intempestive d’électricité n’est pas encore résolue. Pas mal de quartiers devaient supporter ce phénomène le weekend dernier.

En dehors de la ville, la même situation prévaut. Dans certains quartiers dans les Communes du District d’Atsimondrano, la population devrait endurer jusqu’à plus de trois heures de délestage. « Parfois, la coupure intervient vers l’après- midi et n’est rétablie que très tard dans la nuit vers 21h et même au delà» raconte Laingo, habitante de la Commune d’Andoharanofotsy. A Ambohibao et ses environs, le délestage fait désormais partie du quotidien de la population avec plus de 6h de coupure par jour.

L’incompétence du régime Rajaonarimampianina à trouver des solutions aux maux de la population notamment, la hausse des prix des produits de première nécessité (PPN), la faille de l’approvisionnement en eau et évidemment, le délestage, est indiscutable. En fait, le manque de volonté politique pour la résolution du problème au sein de la Jirama est flagrant, dans la mesure où les solutions ne manquent pas. Parce qu’il a été avancé qu’un appel d’offres pour la fourniture de fuel lourd, un produit considéré moins coûteux par rapport à l’utilisation de gas-oil pour la production d’électricité, a été lancé. Pourtant, ceci n’a aucune suite jusqu’ici.

Déclaration

Par ailleurs, malgré que le recours à l’énergie renouvelable soit prôné par beaucoup d’experts et par les dirigeants pour remédier au délestage, ceci reste encore au stade de déclaration. Certes, l’Etat enregistre quelques réalisations qui semblent aller vers cette voie mais, le pouvoir devrait faire mieux au vu de la potentialité de la Grande île en matière d’énergie renouvelable, notamment solaire et éolienne.

Les énergies renouvelables sont de plus en plus perçues comme alternative crédible à la Jirama, dont la qualité de service laisse à désirer. Par ailleurs, le pays n’engage pas encore une phase de transition énergétique. Surtout, s’il y a une vraie volonté de résoudre le fléau, l’on se pose, également la question : pourquoi ne pas considérer les initiatives locales qui sont certainement moins coûteuses? En mars 2016, un initiateur d’un projet d’énergie alternative a affirmé que sa société aurait proposé ses services aux autorités mais il n’y a pas eu de réponse favorable. Cependant, cette société peut très bien aspirer à une échelle industrielle.

Notons qu’à Madagascar, les textes définissent la société d’Etat comme seule et unique distributrice d’eau et d’électricité à Madagascar. Mais cela n’empêche pas les solutions ingénieuses de fleurir.

J.Raharisoa

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