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GOUVERNEMENT MAHAFALY : La coupe est pleine, il faut arrêter l’hémorragie!

GOUVERNEMENT MAHAFALY : La coupe est pleine, il faut arrêter  l’hémorragie!

Le Premier ministre, chef du gouvernement, Olivier Solonandrasana Mahafaly.

Finis les beaux discours, les arguments du Premier ministre Olivier Mahafaly Solonandrasana ne suffisent plus à convaincre l’opinion publique du bilan actuel. Arrivé au mois d’avril 2016, il faut juste ouvrir les yeux sur la situation qui prévaut pour juger de l’efficacité de ce gouvernement.

Une fois désigné pour être le locataire de Mahazoarivo, Olivier Mahafaly Solonandrasana a promis au peuple malgache un «Gouvernement de combat». De quel combat parle-t-on ici? En avril 2016, le PM s’est engagé à lutter contre la pauvreté, l’insécurité, la corruption et il a aussi fait de la décentralisation sa priorité. A l’époque, il voulait se montrer redevable envers la population. «Je continuerai à travailler d’une manière propre et combattre la corruption. Le peuple jugera par lui-même ma façon de travailler. Les citoyens sauront si mes actions ont eu un impact positif dans leur quotidien», s’est-il vanté. En début d’année, lors de la présentation de vœux présidentiels à Iavoloha, le même PM change de registre et admet que les actions entreprises par son gouvernement n’ont pas eu un impact direct et palpable sur la vie de chaque citoyen. Et que pour cette année, il sera question pour son gouvernement d’apporter de réels changements pour améliorer les conditions de chaque Malgache. S’agissant de la pauvreté, la conjoncture actuelle engendrée par l’inflation généralisée met à terre l’économie des ménages malgaches, surtout des plus vulnérables. Pour faire croire que le gouvernement est à pied d’œuvre, le PM aime bien reprendre les termes de son Président en parlant de «projets structurants ». Jusqu’ici, ces projets restent sur le papier. La population est en train de crever en attendant les accès aux services sociaux de base, tant répétés par le régime. On parle de transparence dans la gestion du pays. Le PM lui-même pourrait faire l’objet d’enquête pour corruption dans l’affaire d’Ambohimahamasina.

Gouvernement d’incompétents

Avant le départ de la délégation à Paris pour la Conférence de Bailleurs et des Investisseurs (CBI), le PM a promis que «sous peu », l’Etat entreprendra une vaste opération coup de poing pour mettre un terme à l’insécurité sur tout le territoire national. Nous sommes en début février et les vindictes populaires n’en finissent plus. Une réaction du peuple qui préfère assurer sa propre sécurité à défaut d’avoir la protection de l’Etat et par là, se faire justice soi-même. Olivier Mahafaly, pourtant a fait savoir que l’Etat de Droit doit primer devant l’impunité. Le régime est incapable de restaurer la sécurité, surtout en milieu rural, ce qui engendre inévitablement à la justice populaire. Par ailleurs, le gouvernement Mahafaly s’est distingué par la multiplication de plusieurs foyers de tension sociale. Des revendications syndicales qui se soldent souvent par des sanctions de la part du pouvoir à la place d’un compromis. Avec la mobilisation des personnels d’Air Madagascar, l’Etat a préféré punir Rado Rabarilala en l’éjectant de la compagnie aérienne nationale. Sous prétexte que les revendications sont politisées. Depuis, Rado Rabarilala attend toujours sa réintégration au sein d’Air Madagascar. En matière de liberté d’expression, le PM se félicite de la promulgation, par le chef de l’Etat, de la loi liberticide et ose parler de «Dialogue stérile» en référence aux mouvements de contestation à l’égard de cette loi à controverse. Il se dit prêt à entamer une table ronde pour arrondir les angles. Ce qui est complètement absurde pour une loi déjà en vigueur. En somme, il faut arrêter de se voiler la face, Mahafaly et ses ministres s’illustrent par leur incompétence, dans tous les domaines affectant la vie du pays. Le délestage, l’inflation, l’insécurité, la corruption perdurent. La coupe est pleine et tous les indicateurs sont réunis pour exprimer un ras-le-bol général. Un minimum d’honnêteté intellectuelle serait de reconnaître l’échec pour une démission collective. A ce sujet, le PM minimise l’importance d’un remaniement. En tant que baron du HVM, Mahafaly est même sûr de rester près du pouvoir. «Si demain, je ne suis plus PM, j’occuperai une autre fonction. Il en sera de même pour les autres membres de mon gouvernement». Une manière pour le PM de dire qu’en cas de remaniement, Olivier Mahafaly ne sera jamais loin et on recomposera avec les mêmes têtes. Un éternel népotisme pour un gouvernement d’incompétents qui est tout sauf… réjouissant!

La rédaction

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