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AFFAIRE ANDOHATAPENAKA : Ravololomanana fait appel à la sagesse des juges

AFFAIRE ANDOHATAPENAKA : Ravololomanana fait appel à la sagesse des juges

Les conseillers de l’opposition refusent l’amalgame entre les affaires personnelles des dirigeants de la CUA et les affaires publiques.

La conseillère issue de l’opposition veut faire les choses jusqu’au bout. Ceci afin de dénoncer le népotisme dans la gestion de la Commune Urbaine d’Antananarivo (CUA).

Le procès sur l’affaire concernant le terrain d’Andohatapenaka a eu lieu hier au Tribunal administratif à Anosy. En effet, la conseillère a demandé l’annulation de la délibération numéro 14/ cua/cm/del/16, prise le 29 juillet 2016, approuvant la proposition de la société Tiko que le terrain objet de scandale, sert de fourrière à la CUA. Une stratégie du géant de l’agroalimentaire pour récupérer ce terrain plus particulièrement pour tenter de court-circuiter l’intention du ministère de l’Aménagement du territoire de faire du site un nouveau stationnement pour taxis-brousse et d’utiliser une parcelle comme tronçon de la rocade, la route construite dans le cadre de l’accueil du sommet de la Francophonie.

Le terrain est réclamé par l’ancien Président Marc Ravalomanana devenu conseiller spécial au niveau de la municipalité dans l’objectif de ridiculiser, l’ex-ministre d’Etat en charge d’Aménagement du territoire et de Projets présidentiels, Rivo Rakotovao qui avait bien dit que l’Etat ne vole pas les biens des particuliers. Pas mal d’observateurs pensaient même que cette affaire pourrait devenir l’étincelle qui va provoquer la guerre ouverte entre les deux camps à savoir le parti Tiako i Madagasikara (TIM) et le Hery Vaovaon’i Madagasikara (HVM).

Détournement de pouvoir

«Tout s’est passé comme on l’a espéré durant le procès. La Justice semble vouloir trancher en faveur de l’annulation de la fameuse délibération », a affirmé l’avocat de la conseillère, Ravonison Tsiferana. Le verdict sera ainsi connu le 17 janvier prochain.

Ceci dit, la conseillère Lalatiana   Ravololomanana fait confiance en la sagesse des juges dans le traitement de l’affaire d’Andohatapenaka. Elle de souligner l’amalgame totale entre les affaires personnelles et la gestion de la capitale ainsi que les activités de la société de la mairesse même.

D’ailleurs, cette affaire est loin d’être un cas isolé. Nul n’a pas oublié la présentation de vœux entre les employés de la société Tiko AAA, les partisans du Tim ainsi que les employés à la CUA en début janvier en une seule occasion. Par ailleurs, notre interlocuteur insinue un détournement de pouvoir par la première magistrate de la ville, sous l’influence de son époux Marc Ravalo­manana, qui use de ses pouvoirs   pour défendre les intérêts de sa propre entreprise. « La délibération été prise à la hâte. Les conseillers issus de l’opposition ont déjà fait bloc pour contester la légalité de cette décision. D’ailleurs, celle-ci n’a pas figuré dans l’ordre du jour », a-t-elle rappelé.

Face à la mauvaise gouvernance qui règne à la CUA, l’opposition fait appel à l’Etat afin qu’il dépêche l’Inspection Générale de l’Etat (IGE). Impuissants face à la loi de la majorité qui prévaut au sein du conseil municipal, les conseillers issus de l’opposition s’en remettent à la Justice.

J.Raharisoa

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