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Que diable allait-elle faire dans cette galère ?

« Il n’est pas toujours facile de réaliser quelque chose ou de venir à bout d’une tâche », c’est la belle excuse de ceux qui ne parviennent pas à atteindre leur objectif. Un prétexte tout trouvé pour se justifier de son incompétence ou d’un manque de préparation. Et c’est apparemment le cas en ce qui concerne la gestion de la Commune urbaine d’Antananarivo à la tête de laquelle se trouve Lalao Ravalomanana. Face aux nombreuses critiques dont elle fait l’objet, cette dernière n’a trouvé que cette réponse plus que banale. En effet, en une année et quelques mois, la mairesse et son équipe n’ont enregistré aucun résultat si le premier objectif qu’elles visaient était d’assainir les rues de la capitale en les débarrassant des marchands illicites. Jusqu’à ce jour, ces derniers occupent toujours les trottoirs qui bordent les nombreux axes du centre-ville tandis que leur partie de course-poursuite avec les policiers municipaux et les « gros bras » est devenue une habitude, voire leur sport quotidien.

Parallèlement à ce fiasco flagrant, la gestion économique de la CUA fait également montre de nombreuses irrégularités, pour ne citer que « la disparition » d’une partie de la somme devant être versée par Easy Park dans ses caisses. Des pratiques loin d’être orthodoxes qui ont déjà été dénoncées par des conseillers municipaux. Sur ce point également, Lalao Ravalomanana a déclaré récemment que « la critique est aisée mais l’art est difficile ». Une autre réponse bateau, sans aucune originalité même si elle a voulu faire étalage d’une certaine culture. En effet, nul n’est plus dupe actuellement que la mairesse ne possède aucune compétence pour mener à bien la lourde tâche qui incombe au premier magistrat d’une capitale. La seule qualité dont elle peut se prévaloir – et qui a également permis son élection – est son patronyme. Ce qui est, concédons-le, quelque peu insuffisant face à la multitude de problèmes au sein de sa circonscription et qu’elle doit solutionner.

Inutile ainsi de se cacher derrière des excuses bidon ou des lieux communs. Quand on n’a pas les capacités pour accomplir quelque chose, il ne fallait pas s’y lancer. D’ailleurs, nul ne l’y a obligé, pour autant que l’on sache !

Randria

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