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CONSEILLERS MUNICIPAUX DE L’OPPOSITION : Une requête pour dénoncer le forcing et les irrégularités

CONSEILLERS MUNICIPAUX DE L’OPPOSITION : Une requête pour dénoncer le forcing et les irrégularités

Les leaders des conseillers municipaux de l’opposition.

Les partis de l’opposition au sein des Conseillers municipaux ont tenu une conférence de presse hier à l’hôtel Grand Orient à Behoririka. Il s’agit de faire le point sur la requête en annulation de la délibération suite à la coopération entre la Commune Urbaine d’Antananarivo (CUA) et le groupe Tiko. Une requête déposée auprès du tribunal administratif et dont l’audience aura lieu ce vendredi.

Hier, trois partis constituant l’opposition au niveau du Conseil municipal (Cm) ont décidé de faire bloc commun en signe de solidarité pour défendre avant tout les intérêts de la CUA et de l’ensemble des Tananariviens. Le parti Freedom a été représenté par Lalatiana Rakotondrazafy, Véronique Rajerison de l’Union Nationale pour la Rénovation et la Refondation de Madagascar (UNRRM) et Lalatiana Ravololomanana de «Manda ho an’i Firaisam-pirenena». Le terrain sis à Andohatapenaka est à l’origine de cette déposition de requête auprès du tribunal administratif. Durant l’audience de ce vendredi, il sera question de demander l’annulation de la délibération n° 14/CUA/CM/DELIB/16 du 29 juillet 2016. Maître Tsiferana Ravoniarison, avocat du parti Freedom sera en charge de défendre cette coalition d’opposition au sein du Conseil municipal. Lalatiana Ravololomanana représentera l’ensemble des trois partis devant le juge administratif. En effet, après la session extraordinaire en juillet de l’année dernière, les autres membres du Cm ont adopté l’autorisation d’une demande de coopération établie par la CUA auprès du groupe Tiko. Par conséquent, la Commune a obtenu l’accord du groupe Tiko d’utiliser le terrain à Andohatapenaka pour usage de fourrière. «En juillet, nous avons été informés à ce sujet à tout juste 30 min avant la fin de la session. Durant les trois jours de réunion, l’affaire du terrain d’Andohatapenaka ne figurait pas dans l’ordre du jour mais aussi sur les documents fournis à l’avance. Même dans les dossiers divers, cette demande de délibération n’a été évoquée. On nous a intimés de délibérer au plus vite cette demande de partenariat. Du coup, nous, en tant qu’opposants au niveau du Cm, avons refusé de voter», rappelle Lalatiana Ravololomanana.

Décidés à appliquer la loi

L’objectif principal de cette entraide entre les partis de l’opposition est de dénoncer entre autres le népotisme qui s’opère au sein de la CUA. Selon les représentants de l’opposition, la délibération sur le terrain d’Andohatapenaka s’est faite avec forcing et précipitation. L’ancien Président Marc Ravalomanana, actuellement conseiller technique spécial à la CUA, est en pleine bataille juridique contre l’Etat par rapport à ce terrain litigieux. De ce fait, Andohatapenaka ne doit en aucun cas être à la disposition de la Commune. Décidés à appliquer la loi, ces trois partis ont réuni leurs forces pour contester les décisions prises dans la gestion de la Commune. La coalition tripartite estime qu’il est de son devoir de se battre ensemble pour une cause noble: l’intérêt de la Commune. La gestion de la ville n’est pas une affaire politique, d’entreprise et surtout de famille. Un esprit de solidarité qui refuse toute instrumentalisation des Conseillers municipaux. Aussi, la requête effectuée vise avant tout à mettre l’accent sur les nombreuses irrégularités dont le respect des lois, la gabegie, l’absence d’Etat de Droit et le manque de transparence. Auparavant, ces Conseillers municipaux, membres de l’opposition ont déjà déposé une requête au niveau du tribunal administratif mais ce dernier l’a jugée irrecevable car le délai a été dépassé. Ce vendredi, l’audience aura bien lieu et l’exécutif à la Commune compte se défendre à travers une «Mémoire en défense», l’opposition, elle, répliquera par une «Mémoire en réponse». «A travers cette action, nous voulons avant tout attirer l’attention du pouvoir central sur les nombreuses transgressions vis-à-vis des décrets régissant la CUA. Vendredi, nous attendons du tribunal administratif qu’il traite l’affaire en toute impartialité et indépendance. Que le juge se conforme uniquement aux lois en vigueur. Qu’il n’y ait pas de considérations politiques dans l’intérêt de la Commune. Enfin, nous demandons à ce que le pouvoir central envoie l’inspection générale de l’Etat pour voir de près la gestion de la CUA», conclut Lalatiana Rakotondrazafy du parti Freedom. Wait and see…

La Rédaction    

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