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HAUSSE DES FRAIS : La réaction de l’Etat à scruter à la loupe

HAUSSE DES FRAIS : La réaction de l’Etat à scruter à la loupe

La population ne supportera plus une autre hausse des frais de transport urbain.

Des affichages, informant les usagers sur la hausse des frais de transport urbain à 500 ariary à partir d’aujourd’hui, sont visibles depuis quelques temps dans les taxis-be circulant dans la capitale.

 

La grogne est déjà au rendez-vous du côté des usagers ces dernières semaines et cette situation ne manque d’affecter la cote de popularité du régime. En effet, les coopératives réunies au sein de l’Union des coopératives des transports urbains (UCTU) ont pris la décision d’augmenter à 500 ariary le ticket de transport à partir de ce 1er février 2017. Ceci, à cause du retard de paiement de leurs subventions, conjugué avec la nouvelle hausse des prix du carburant.

 

Face à cette situation, Lita Rabetsara du Réseau national de défense des consommateurs  (RNDC), est sorti de son silence et a lancé que « Plusieurs conditions ne permettent pas à l’UCTU de procéder à la hausse des frais de transport ». D’après ses explications, un délai de 15 jours est exigé aux transporteurs pour informer les usagers, mais ce délai n’est pas respecté. Il révèle également que cette décision constitue une entrave à la loi de la concurrence puisqu’elle oblige les coopératives à uniformiser leur prix. Puis, il indique que «les taxi-be n’ont jamais respecté leur cahier de charge, notamment le rapport qualité-prix, souligne également Lita Rabetsara.

 

Néanmoins, selon ce leader du réseau des consommateurs, la prise de responsabilité de l’Etat est plus que jamais sollicitée. « L’Etat a décidé de confier ce service public au secteur privé qui est certainement motivé par la recherche de profits. Ainsi, s’il ne parvient pas à assurer les transports publics, la compensation des transporteurs est obligatoire pour remédier à l’éventuelle hausse des frais de transport », a-t-il martelé. Pour cela, « l’Etat a deux alternatives devant lui », estime-t-il. Soit, il compense les transporteurs, soit il décide de recourir à l’ancien système, c’est-à-dire l’utilisation des grands bus comme dans les années 80.

La population prise en otage

Ceci dit, la population sera encore prise en otage cette fois-ci. Sauf que l’Etat, habitué à la navigation à vue, change d’idée en dernier moment et décide de conclure un accord avec les transporteurs. Nul n’a pas oublié qu’en septembre 2016, l’UCTU a lancé un nouvel ultimatum de 15 jours pour le paiement des compensations avant de procéder à la hausse du ticket de transport à 500 ariary. L’Etat avait fait la sourde oreille mais vu la détermination des transporteurs, il a finalement discuté avec ces derniers en s’engageant à payer les subventions. Mais les transporteurs veulent des « actes » et non plus des « paroles ».

Ces derniers qui ont affirmé avoir ras-le-bol des effets d’annonce et promesses non tenues par les dirigeants. Quoi qu’il en soit, une fois de plus, la population est asphyxiée par la hausse générale des prix et en paiera les frais si l’Etat ne prendra pas ses responsabilités, dans la mesure où il est censé être le premier protecteur de la population.

J.Raharisoa

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