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Vindicte populaire : après la mort, le médecin

L’actualité abonde de cas de vindicte populaire et cela ne date pas d’hier. Sur ce, le ministre de la Justice, Charles Andriamiseza a déclaré que «La responsabilité incombe à  chacun et à tous, notamment à la population. La loi sur cet acte existe bel et bien au pays. Mais il nous faut la vulgariser». En un mot, la vindicte populaire est un acte sévèrement puni par la loi

A l’heure actuelle, une concertation est en train de s’opérer au niveau du Gouvernement et de ce département en vue d’élaborer des stratégies de vulgarisation de cette loi.

Vaingandrano est en état de siège, mais bien avant elle, d’autres villes et régions ont vécu à peu près le même scénario. Au fil de temps, la vindicte populaire gagne du terrain, signe du recul de l’Etat. Et devant l’impuissance même du régime à gérer la situation et cette fâcheuse tendance de rejeter toujours la pierre à la population, beaucoup pensent qu’une simple vulgarisation de la loi en vigueur à l’heure où la tension reste explosive, ne changera pas grand-chose.

Certes, la loi en la matière reste encore méconnue au pays, mais force est également de constater que la population ne fait plus confiance à la justice et aux autorités. Du coup, la population se fait justice elle-même.

Rakoto

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