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Un délestage persistant

Un délestage persistant

L’on ne parle que de délestage, de la haute sphère politique à la classe ouvrière en passant par les économistes et financiers mais sans rien résoudre.

Le délestage a la vie dure si on ne prolonge pas exprès sa durée de vie au profit de certains intérêts inavoués. Dernier-né des innovations apportées par les changements de régimes successifs au pays, ce phénomène tend à s’installer dans les habitudes depuis son apparition quoique désapprouvé par la majorité des citoyens. Fait inattendu toutefois : le délestage s’étend dans des domaines les plus variés, dans son sens

propre, sans que l’on s’en aperçoive. Le pouvoir se déleste de ses « branches mortes » en les poussant hors du cercle. L’actuelle équipe de la fédération de rugby en fait une belle illustration dans les polémiques autour de ses élections, étant sur le point d’être lâchée par ses maîtres constitués des barons du régime. Les membres de Malagasy rugby deviennent donc le surpoids à

éliminer. Leurs initiatives cautionnées dans le passé ne passent plus et sont passibles d’être rejetées par le ministère de tutelle qui veut s’en débarrasser.

Ce délestage touchera à coup sûr le gouvernement qui devra amputer certains de ses membres devenus gênants pour ne pas en porter le fardeau. Que le bateau soit en péril ou qu’il soit en surcharge, le délestage, au sens propre du terme, est de mise en plus du blackout électrique.

Manou

 

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