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Fusillade d’Anjorozobe : des zones d’ombre et des non-dits

L’affaire Anjozorobe prend une autre tournure. Celle qui devrait être classée dans la catégorie faits divers se politise actuellement. Des informations contradictoires circulent à propos de l’affaire et beaucoup des zones d’ombre alors que les intérêts en jeu sont immenses.

Après que son nom ait été cité nombreuses fois dans la fusillade meurtrière à Anzorobe dans la nuit de samedi dernier, le général Richard Ravalomanana a décidé d’apporter sa version dans l’affaire. «Beaucoup d’intérêts sont en jeu», a expliqué cet ancien commandant de la gendarmerie nationale.

En effet, ce dernier a fait savoir lors d’une intervention sur une onde privée de la capitale que le gendarme tué n’est autre que son garde du corps. Ce dernier a demandé son autorisation pour venir en aide à un membre de la  famille, victime des violences perpétuées par les forces de l’ordre à Anjozorobe.

«Effectivement, ce n’est pas une mission qui lui a été confiée, mais c’est purement personnelle. J’ai été informé de cette intention et je lui ai même demandé d’être très prudent samedi dernier lors de son départ. J’ai moi-même informé le commandant Emma de cette affaire. Grand fut ma tristesse en apprenant la nouvelle».

Désinformations

Le général Ravalomanana déplore par la suite la façon dont on a traité  le gendarme de 2e classe Rado. Il dénonce la désinformation véhiculée lors d’une conférence de presse qui n’aurait même pas eu l’aval des autorités hiérarchiques.

«Le général Florens Rakotomahanina m’a signifié que les orateurs lors de la conférence de presse donnée à Ankadilalana au lendemain de cet homicide en occurrence l’adjoint du commandant du groupement de l’Analamanga ainsi que le commandant de la compagnie de l’Imerina central ne l’ont pas consulté sur la tenue de cette conférence», a dévoilé le général Richard Ravalomanana.

Des non-dits…

Dans son intervention, le colonel Zafisambatra Ravoavy a annoncé que c’est un cas de légitime défense car le gendarme Rado a tiré en premier, alors que des témoignages ont révélé qu’on lui a demandé de poser son arme à terre et dès qu’il l’a fait on l’a abattu.

Le Secrétaire d’Etat à la gendarmerie (Seg), le général Gérard Didier Paza a déclaré lors de la cérémonie de présentation de vœux de la gendarmerie au Toby Ratsimandrava qu’il y avait «Une tentative d’assassinat d’un gendarme. Une réquisition d’une personne qualifiée a eu lieu en la personne de l’huissier. Ce dernier a été envoyé sur place en vue d’une exécution d’une grosse du tribunal. Cependant, l’enquête est en cours», a fait savoir le général Gérard Didier Paza.

En attendant la suite de l’enquête, le Seg a annoncé que les responsables ont pris la décision de rappeler au camp tous les gendarmes détachés auprès des hautes personnalités.

En somme, tout est flou dans cette affaire. L’implication d’une haute personnalité au pays commence à faire jaser. Et les explications toutes aussi contradictoires les unes que les autres, des responsables n’apportent aucune lumière dans cette histoire.

Rakoto




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