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Carrière d’Anjozorobe : une fusillade entre gendarmes fait un mort

Moins d’un an après la fusillade qui aurait causé la mort d’un natif de l’Androy, des échanges de tirs ont de nouveau éclaté à la carrière de cristal titane d’Ankaraoka Anjozorobe. Un gendarme est tombé sous les balles de ses frères d’arme.

La carrière d’Ankaraoka Anjozorobe est de nouveau en effervescence. Un gendarme de deuxième classe, domicilié à la caserne d’Ankadilalana et non moins garde du corps du général Richard Ravalomanana est mort dans l’après-midi de samedi à la suite d’une fusillade qui le mettait aux prises avec des éléments de la même caserne.

Plusieurs zones d’ombre planent sur cette affaire délicate et enchevêtrée. De nombreuses questions restent aussi sans réponse, tant les versions sont divergentes.

Aucun ordre de mission

D’après un communiqué de la gendarmerie, le 5 janvier, un huissier de justice, assisté par des gendarmes du Groupement de gendarmerie de la région Analamanga s’est rendu à Anjozorobe pour exécuter une décision de justice portant sur une expulsion.

« Les occupants de la mine ont demandé 48 heures de report de l’exécution du jugement, sous prétexte qu’ils ont engagé un recours suspensif. Samedi, à l’expiration du délai accordé, le gendarme de 2e classe est venu à la carrière accompagné de gros bras dans l’intention d’empêcher le huissier d’exécuter le jugement », a expliqué la gendarmerie.

« Il a ouvert le feu, obligeant les gendarmes réquisitionnés à répliquer. Touché, il a été conduit dans un centre hospitalier mais, ayant perdu beaucoup de sang, il n’a pas survécu », a précisé le lieutenant-colonel Andriantsiferana, adjoint du commandant de Groupement de gendarmerie de la région Analamanga.

Selon la gendarmerie, le gendarme de 2e classe n’avait aucun ordre de mission sur lui. Sur ce point, le général Richard Ravalomanana a fait savoir que son garde du corps avait demandé une permission pour le week-end. « Il m’a révélé que son cousin à Anjozorobe subissait des violences de la part des forces de l’ordre et qu’il doit s’y rendre pour le voir. Je l’ai lui accordée. D’ailleurs, je laisse toujours du temps libre à mes gardes du corps pendant le week-end. Grande fut ma surprise quand on m’a annoncé sa mort », a souligné le général Ravalomanana.

Par ailleurs, des proches du défunt gendarme dénoncent une exécution sommaire ou plutôt un règlement de comptes. En tout cas, une enquête a été ouverte afin de faire toute la lumière sur cette affaire.

Mparany

 

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