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Reflet – Championnat du monde de pétanque : les échos d’une consécration nationale sur tous les plans

Après 1999, Madagascar a remporté le titre de champion du monde de la pétanque en triplette grâce à Nanou, Hery, Tita, Lova et Dolys. Des noms à retenir dans l’histoire de la pétanque à Madagascar et dans le monde. Une victoire acquise en finale face à une équipe béninoise très expéditive mais qui n’a pas pu contrecarrer les attaques des boulistes malgaches dans un palais des Sports de Mahamasina archi plein.

Début palpitant et parcours en dents de scie

Les échos de la victoire à domicile des boulistes malgaches au Championnat du monde de pétanque triplettes et tir de précision ont dépassé les frontières de la Grande île. C’était une grande première pour la Fédération malgache de pétanque d’abriter un plateau aussi relevé mais Madagascar n’en est pas à sa première participation. Bon nombre de personnes ont vraiment cru à cette victoire comme Claude Azema, président de la Fédération internationale de pétanque et de jeu Provençal (FIPJP). Par contre, beaucoup de gens (joueurs ou simples sympathisants) ont affiché un air pessimiste comme quoi ni le comité organisateur ni la sélection nationale ne pouvaient réaliser un tel défi. Et ils étaient vraiment pris de court par les résultats.

Pourtant, tout n’a pas marché comme sur des roulettes pour la sélection nationale qui a fait face à la pression de son propre public et de ses adversaires. Déjà déçu par la prestation de Hery au concours de tir de précision (ndlr, éliminé au premier tour), le public a eu chaud lors du premier tour des éliminatoires avec un bilan mi-figue mi-raisin de la triplette malgache. Pour rappel, Madagascar a tout d’abord remporté le match contre l’Ecosse sur un score sans appel de 13 à 1, avant de trébucher devant le Luxembourg sur le score serré de 9 à 7.

Ouf de soulagement !

Nanou et sa bande ont repris du poil de la bête au 3e match en battant les Suédois par 13 à 7. Ils semblaient être tirés d’affaire mais les Béninois qui ont fait une véritable démonstration de force les ont battus sur le score de 11 à 9. Une victoire contre le Nigeria était donc la dernière carte à abattre pour pouvoir passer au prochain

tour.

C’était un ouf de soulagement pour le public qui a commencé à grogner à chaque décision prise par le coach Dolys Randriamarohaja. Heureusement que la machine a repris les rails sur une bonne note sinon la situation aurait pu tourner au vinaigre vu le comportement de certains spectateurs. A partir des quarts de finale, le moral était au beau fixe pour la triplette malgache qui a enchaîné les victoires avec  fière allure.

La France, la grande perdante au beau palmarès

Pour rappel, la première édition a eu lieu en 1959 à Spa, en Belgique. Et depuis, on peut dire que la France domine la discipline. En tout, l’Hexagone a dans son compteur 26 championnats du monde gagnés,

52 places sur le podium des seniors, 42 championnats du monde gagnés et 85 places sur le podium toutes épreuves confondues (seniors masculines, seniors féminines, juniors et tir de précision). La France a totalisé 12 participations en tant que pays hôte et 60 podiums sur 135.

Mieux, au Championnat du monde de 1977, la France a rempli le podium avec ses trois équipes en compétition avec respectivement la première équipe de France, suivie de la deuxième et la troisième. Un avantage lié au nombre d’équipes participantes car les autres pays n’ont pu aligner qu’une seule équipe à cette époque. Cette année, Dylan Rocher et sa bande ont goûté à une défaite qui leur reste en travers de la gorge.

Bruno Le Boursicaud n’a pas fait mieux que le Cambodgien en finale du concours de tir de précision. Le double champion du monde de tir de précision a concédé la victoire à son adversaire sur le score de 38

à 29. En triplette, les Français ont plié bagages en demi-finales face aux surprenants boulistes béninois. Ces derniers

les ont surclassés sur le score de 13 à 8 après une partie âprement disputée. Comme on dit, un malheur ne vient jamais seul.

Les Béninois ou les Ecureuils assoiffés de victoire

Ils sont surnommés les Ecureuils mais ils avaient une faim de loup durant ce 47e Championnat du monde. Les boulistes malgaches ont été témoins de leur prouesse et de leur résistance à deux reprises, durant la phase éliminatoire et en finale. La première confrontation entre les deux équipes s’est soldée sur une victoire des Béninois sur le score de 11 à 9.

Nanou et consorts n’ont pas été leurs seules victimes car Marcel Bio, Ligalli Latédjou, Ronald Bottré et Régis Simba ont frappé fort. Ils ont battu l’Espagne pour se retrouver en huitièmes de finale où ils ont dominé les Thaïlandais par 13 à 2 avant de battre l’Italie en quarts par 13 à 9. Ce n’est pas tout, ils ont montré la porte de sortie à la France en demi-finales à la grande surprise de tout un chacun. Ce fut un évènement dans l’évènement.

Rojo Nantenaina

Photos : Tiana, Mamiherison, Fano.

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