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Marches publics du sommet de la francophonie : la société civile exige un audit complet

Marches publics du sommet de la francophonie   : la société civile exige un audit complet

Les organisations de la société civile (OSC) ont fait part de leur inquiétude concernant « des risques sérieux de corruption » dans la passation des marchés publics du 16e Sommet de la Francophonie. Elles exigent ainsi un audit complet des marchés.

Dans un communiqué parvenu à la rédaction datant d’hier, 18 OSC, entre autres, l’Observatoire de la vie publique à Madagascar (Sefafi), Transparency international initiative Madagascar (TI-IM), la Plateforme nationale des organisations de la société civile de Madagascar (PFNOSCM)… souhaitent attirer l’attention des autorités étatiques nationales ainsi que celle de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) sur des dysfonctionnements constatés au niveau de la passation des marchés publics du 16e Sommet de la Francophonie, dans le cadre d’un atelier de formation et d’échanges de deux jours sur le thème marchés publics à Madagascar, tenu les 22 et 23 novembre derniers.

Compte tenu des montants importants de fonds publics investis dans l’organisation de cet évènement, les OSC exigent de la part des autorités compétentes qu’elles procèdent de façon systématique à un audit complet des marchés identifiés comme présentant un risque élevé de corruption. Pour elles, les productions de prestations sont disproportionnées, compte tenu de la situation économique dans laquelle se trouve le pays et du coût réel de ces prestations.

Evaluation

«Nous avons entrepris une évaluation systématique et objective de 107 marchés publics passés dans le cadre de la réalisation du 16e Sommet de la Francophonie, sur la base d’une méthodologie d’analyse validée collectivement et basée sur dix indicateurs. Parmi ces 107 marchés, 54 ont été attribués par appels d’offres ou appel à manifestations d’intérêts et 53 par voie de consultation», peut-on lire dans ce communiqué des OSC. L’évaluation a permis la construction d’un indice de risque de corruption dans les marchés publics.

Même si ces 107 marchés publics n’incluent pas les gros travaux d’infrastructures (routes, village de la francophonie, etc), ils représentent tout de même un budget de 25,6 milliards d’ariary, soit environ 8 millions de dollars. Sur ce point, les OCS notent que, «L’application de cet indice de risque de corruption dans les marchés publics montre que 62% de ces marchés présentent un danger sérieux de corruption, compte tenu du processus dans lequel s’est déroulé la passation de ces marchés».

Des contrats dépassant les estimations

Dans plusieurs cas constatés, le montant du contrat final dépasse largement le montant estimatif initial. Ces organisations ont par exemple cité le cas de sept antennes médicales du Sommet qui ont été dotées de matériel pour un montant total de deux milliards d’ariary, alors même que le système national de santé publique manque cruellement de financement.

Elles soulignent en outre l’existence d’une prestation de consultance pluridisciplinaire de deux milliards d’ariary, les travaux d’aménagement du parking intérieur au CCI Ivato à 2,5 milliards d’ariary, les travaux de réhabilitation des toilettes du palais de l’Assemblée nationale à plus de 18 millions d’ariary. Pire encore, le dîner officiel du Sommet a été attribué à un soumissionnaire unique pour un montant de 297 millions d’ariary, alors que le montant du budget initialement estimé était «seulement» de 189 millions d’ariary.

Ainsi les OSC signataires du communiqué projettent la mise en place d’un «Observatoire indépendant des Marchés Publics» constitué de la société civile au sens large, incluant les représentants du secteur privé et des syndicats.

Arh.

 

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