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L’histoire ne fait que se répéter

L’histoire ne fait que se répéter

Ce qui devait arriver est en train d’arriver. Le régime Rajaonarimampianina est sur le point de mourir à petit feu. Il tombe tout bas et son sort est désormais scellé en dépit de toutes les formes de résistance qu’il exerce pour subsister en vain.

Dès que le régime actuel a écarté d’un revers de main son unique vrai allié, le Mapar d’Andry Rajoelina, une personnalité qui a su se forger un bouclier de forces et de relations en cinq ans d’exercice du pouvoir à la tête de la Transition, il s’est visiblement affaibli. Mais le peu d’espoir et la mince chance qui lui restaient pour continuer jusqu’au bout de son mandat, il les a malheureusement gaspillés.

Aux nombreux travaux de reconstruction du pays qui l’attendaient, le régime Rajaonarimampianina a préféré les beaux discours et la démagogie. Au lieu d’écouter et de réagir en conséquence, il n’a fait qu’à sa tête et la sourde oreille, commettant ainsi les mêmes erreurs que ses prédécesseurs. Tout comme l’Arema de Ratsiraka qui a repris le pouvoir après le règne d’Albert Zafy, ou encore le Tim de Ravalomanana et le TGV de Rajoelina, il n’a pas su tirer leçon du passé.

En espérant être fort et fortifié par la reconnaissance internationale obtenue à l’issue des élections dites démocratiques de 2013, le parti au pouvoir a très vite oublié que les principaux protagonistes politiques qui ont encore la cote restent Rajoelina et Ravalomanana. Ces derniers n’étaient pas effacés de l’arène politique nationale, ils étaient tout simplement écartés lors de la présidentielle de 2013, pour calmer la tension à l’époque. A preuve, ils préparent chacun à leur manière, le chemin vers 2018, tout en semant des embuches sur la route du régime actuel.

Le régime Rajaonarimampiainana a eu beau résister à la pression des parlementaires qui ont failli avoir raison de lui, son manque de préparation à gouverner et l’inexistence d’une vraie base politique sur laquelle le parti qui le soutient peut s’appuyer se font actuellement ressentir. Il suffit d’un rien pour qu’il tombe enfin les masques. Traque des politiciens, harcèlement des opérateurs économiques et terrorisme envers la population à travers la mobilisation massive des éléments des forces de l’ordre dans tous les recoins de la ville non pour faire face à l’insécurité grandissante qui plane dans la capitale, mais pour réprimer la liberté d’expression et interdire aux citoyens de manifester.

Pareille situation, on l’a malheureusement déjà connue au début de la chute du régime Ravalomanana en 2008 et celle de Ratsiraka en 1990, des situations ayant entrainé des descentes dans les rues. Et visiblement, l’histoire ne fait que se répéter.

Vonjy M.

 

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