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Chat échaudé craint l’eau froide

Chat échaudé craint l’eau froide

Malgré les difficultés de tous les jours auxquelles la population doit faire face, les manifestations à caractère politique, que ce soit de manière douce, à l’instar de cet appel à la ville morte non suivi, ou forte comme les descendes dans les rues, ne l’attirent pas. Ce n’est pas parce que l’envie de manifester pour dénoncer ce qui ne va pas dans le pays et pour faire entendre les doléances diverses, ni que le prétexte pour agir manquent. Mais parce que cela ne fait tout simplement pas encore partie de la préoccupation de la population, du moins pas pour le moment.

Les pressions existent bel et bien, certes, pour réprimer les mouvements de revendications syndicales et de la liberté d’expression, comme l’interdiction de manifestation dans la capitale. Mais ce ne sont pas ces pressions, ni le nombre des éléments des forces de l’ordre mobilisés pour interdire les manifestations populaires et non pour lutter contre l’insécurité grandissante dans le pays, qui retiennent encore l’attention de la population.

En vérité, la récente blessure laissée par les manifestations ayant, entre autres, causé des pertes et des dégâts considérables dans le pays, n’est pas encore près de cicatriser. Puis, la déception engendrée par l’inexistence de changement malgré les sacrifices, martyrs et belles promesses d’un avenir meilleur, est très importante qu’on se refuse presque à tout, du moins pour le moment. Comme on dit, «chat échaudé craint l’eau froide».

Ainsi, ceux qui étaient concernés de près ou de loin par ce passé n’ayant apporté que de mauvais souvenirs, notamment récents, risquent de subir le même châtiment d’indifférence et d’humiliation de la population, lasse qu’elle est de la politique et de tout son tralala. Malheureusement, l’humilité est un caractère que certains de nos politiciens ne possèdent plus désormais qu’ils continuent toujours à faire ce que bon leur semble avec, bien entendu, une conscience entièrement évanouie.

Pour guérir de sa blessure, la population a besoin de retrouver la confiance qu’elle a déjà perdue envers les politiques et les dirigeants. Pour cela, elle a besoin de s’en tenir à quelqu’un ayant la carrure d’un leader, capable de défendre les faibles pourtant majoritaires. L’idéal serait du sang neuf dont l’honneur n’est pas encore entaché, l’oiseau rare… Mais on n’en est visiblement pas encore là, il faudra peut-être patienter jusqu’en 2018.

Vonjy M.

 

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