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Santé : la fistule affecte plus de 50.000 femmes

Santé  : la fistule affecte plus de 50.000 femmes

Plus de 50000 femmes et jeunes filles souffrent de la fistule obstétricale à Madagascar. Ces dernières statistiques ont été évoquées lors de la célébration de la journée internationale pour l’élimination de ce cas, hier, à l’Amphithéâtre de la HJRA.

«Eliminer la fistule en l’espace d’une génération» tel est le thème pour cette année dans le cadre de la Journée internationale pour l’élimination de la fistule obstétricale. Une stratégie qui vise à renforcer la lutte contre ce cas à Madagascar a été élaborée par l’UNFPA et le PAM  en partenariat avec le ministère de la Santé publique et la Première dame malgache, Voahangy Rajaonarimampianina. Cela se conjugue en trois volets, la prévention, la prise en charge et la réinsertion sociale.

La complication lors de l’accouchement est la principale cause de la fistule obstétricale. Sans intervention chirurgicale ou césarienne, les femmes risquent d’arriver à la déchirure de la vessie et du vagin. Dans la plupart des cas, le bébé meurt dans le ventre de la mère. Des ulcères et des infections peuvent s’ensuivre et entrainer la fistule obstétricale.

Les jeunes filles qui ne sont pas encore en âge de procréer sont les plus touchées par cette maladie. D’une part, la première prévention vise les jeunes à éviter les grossesses précoces. D’autre part, les médecins doivent faire un suivi des femmes durant la grossesse afin de prévenir le cas.

L’objectif visé

Le traitement de la fistule nécessite une intervention chirurgicale. Pour cela, plusieurs partenaires se sont rassemblés afin que  les femmes atteintes de la fistule puissent bénéficier de l’opération chirurgicale, à savoir l’UNFPA, le PAM, l’ASOS, SALFA et l’Handicap International. Les frais de déplacement, l’hébergement  des personnes malades  et de leurs accompagnateurs ainsi que l’hospitalisation seront pris en charge par ces collaborateurs.

«Cela faisait 22 ans que j’ai vécu avec  la fistule obstétricale, après l’accouchement de mon quatrième enfant. Nous vivons à trois kilomètres du Centre de santé de base niveau II, ce qui nécessite une longue marche d’une heure pour y arriver. J’ai été atteinte de la fistule, car mon bébé était déjà mort dans mon ventre pendant une journée. En janvier, des animateurs sont venus informer dans notre commune, qui est Manjakandriana, que toutes les femmes touchées par le cas  peuvent s’inscrire auprès de la CSBII. Vivre avec cette maladie exprime la honte et on doit toujours mettre une couche tout au long de la journée» a témoigné Clarisse Rasoazanamanana, une des bénéficiaires de ces actions. En ce moment, cette femme continue encore sa cure à l’HJRA après avoir été opérée le 6 mai dernier.

Dans la mise en œuvre de cette campagne qui a débuté cette année, l’objectif à atteindre est de pouvoir opérer 1500 femmes  auprès de la Mercy Ships. L’année dernière, 874 femmes ont été prises en charge par cet hôpital flottant. Depuis le début de cette année, 177 femmes ont été opérées. Actuellement, douze équipes  existent  pour effectuer la chirurgie réparatrice dont 8 hôpitaux publics et 4 confessionnels.

Mamisoa Antonia

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