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Destitution du bureau permanent Le HVM pointé du doigt

Destitution du bureau permanent  Le HVM pointé du doigt

Alors que les rumeurs sur la tentative de destitution des membres du bureau permanent de l’Assemblée nationale continuent de circuler, les députés HVM sont pointés du doigt, soupçonnés d’en être les instigateurs. Cela, pour avoir la mainmise sur toutes les institutions de l’Etat.

L’Assemblée nationale reste parmi les rares institutions où le parti présidentiel, en l’occurrence le HVM n’a pas encore carte blanche. Il serait ainsi normal que les députés du parti tentent le tout pour le tout pour se l’approprier. «Tout cela entre dans la stratégie du HVM. Après que toutes leurs mauvaises intentions aient été mises à exécution, il est temps à présent de prendre les rênes du pouvoir», a indiqué un élu de la Chambre basse, hier en marge de la séance d’adoption de l’ordre du jour. D’après ce dernier, Tsimbazaza reste la seule institution qui ne soit pas sous le contrôle du régime.

«Nous avons déjà eu écho de cette intention de destituer les membres du bureau permanent, mais nous ne nous sentons pas concernés», a indiqué pour sa part un député Mapar, joint au téléphone. «Evidemment nous n’avons rien à perdre dans tout cela», a-t-il ajouté en expliquant que la destitution ou non des membres du bureau permanent ne changera pas grand-chose à leur situation. Cependant, le député est dans le doute. D’après lui, quelque chose d’anormal est en train de se passer à la Chambre basse. «Je ne sais pas exactement ce qui se passe mais cela n’augure rien de bon», a-t-il indiqué. «Comment peut-on expliquer le fait que quinze jours après l’ouverture de la session ordinaire, aucune loi n’ait encore été adoptée ?», s’est-il interrogé en évoquant des comportements suspects de certains députés. Cependant, l’élu estime que tout cela n’est que la suite logique de la mauvaise gouvernance de l’Etat, notamment la corruption, faisant ainsi référence à la distribution des mallettes.

Mais les suspicions des députés ne s’arrêtent pas là puisqu’il semblerait que les membres du bureau permanent eux-mêmes soient dans la discorde. Une source auprès de la Chambre basse a fait savoir que deux membres du bureau permanent seraient suspectés de détournement d’argent. Ce qui déplaît fortement aux autres membres qui en subiraient les conséquences. Cela sans parler du fait que certains députés soient privilégiés par le bureau permanent pour effectuer différentes missions à l’étranger.

Tahina Navalona

Ordre du jour superficiel

Les députés n’auront qu’un seul ordre du jour jusqu’au mois de juin, en l’occurrence l’élection de leur représentant auprès du Haut conseil pour la défense de la démocratie et de l’Etat de droit (HCDDED). Un programme très superficiel pour une première session ordinaire de l’année. Le comité ad hoc a ainsi été mis en place, hier, et est déjà opérationnel pour s’occuper de toutes les modalités de l’élection, depuis l’appel à candidatures. Notons que les candidats devront avoir 45 ans au minimum pour être éligibles.

 

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