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Reflet de la semaine – Dossier – Lalao Rasoamananoro : « Les droits syndicaux bafoués »

Reflet de la semaine – Dossier – Lalao Rasoamananoro : « Les droits syndicaux bafoués »

A la veille de la célébration de la Fête du travail, le syndicat des travailleurs, publics et privés monte au créneau pour dénoncer les différentes formes d’irrespect des droits syndicaux. Le syndicat « Firaisamben’ny sendikan’ny mpiasa malagasy revolisionera » (Fisemare) a également son mot à dire quant à la situation qui prévaut dans le pays, via son secrétaire général, Lalao Rasoamananoro. Interview.

*  Les Nouvelles : Selon vos constats, où en est la Grande île en matière de respect des droits syndicaux ?

– Lalao Rasoamananoro: Avant de répondre à cette question, je tiens à souligner qu’il s’agit d’un combat de longue haleine car tous les indicateurs en la matière virent actuellement au rouge. Après 80 années de signature de convention pour le respect des droits syndicaux, le pays est loin de tenir ses engagements. Ceux qui osent dénoncer les irrégularités seront contraints de se faire virer ou de se faire emprisonner. Les issues des revendications syndicales menées au cours de cette année, pour ne citer que celles effectuées par les agents de la Jirama et de la société Air Madagascar, ne font que prouver cette amère réalité. En outre, le fait de devoir se munir d’une autorisation des autorités avant de pouvoir effectuer une manifestation syndicale, lors de la célébration de la journée du 1er mai, comme c’est le cas actuellement encore à Madagascar, est une preuve tangible de l’irrespect des droits syndicaux.

* En tant que plateforme syndicale, quel est l’apport du Fisemare dans ce combat de longue haleine?

– Malgré les chantages à notre encontre, le Fisemare ne cesse de dénoncer les différentes formes d’irrespect des droits des travailleurs. A l’occasion de la célébration de la Journée internationale du travail, le 1er mai, le Fisemare réitère sa demande aux autorités compétentes, notamment celle relative à la prise de décisions fermes par rapport à l’acharnement sur les représentants d’employés et au non respect des lois appliquées à Madagascar. Cette plateforme syndicale revendique également la mise en place, dans les meilleurs délais, d’un Comité national du travail (CNT) ainsi que l’amélioration des lois régissant le secteur de l’emploi dans le pays.

*En parlant de la Journée internationale du travail, comment le Fisemare compte célébrer cet événement?

– Le Fisemare emboite le pas aux autres syndicats qui comptent dénoncer les différentes formes d’irrespect des droits des travailleurs et des droits syndicaux ainsi que les cas de corruptions qui portent atteinte à la viabilité des emplois à Madagascar durant la journée de ce dimanche. D’ailleurs, le coup d’envoi d’une nouvelle démarche allant dans ce sens et qui démontrera la solidarité des syndicats, publics et privés, se fera à cette occasion. Evidemment, le combat ne s’arrêtera pas là.

Propos recueillis par Fahranarison

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