Flash
Préc Suiv

Article 54 : les députés courtisés

Article 54  : les députés courtisés

Depuis quelques jours, les élus de Tsimbazaza reviennent sur le devant de la scène. Et pour cause, l’éventuel changement du gouvernement implique leur concours.

Démission du Premier ministre ou pas, l’ article 54 revient sur le tapis et les députés s’apprêtent à entrer en jeu. Il faut rappeler que cet article n’a cessé de créer le désordre au sein de l’Assemblée nationale. Il stipule en effet que «Le Président de la République nomme le Premier ministre, présenté par le parti ou le groupe de partis majoritaire à l’Assemblée Nationale».

Les députés s’attendent ainsi à de nouveaux lobbyings pour la proposition du nom du Premier ministre. Un parlementaire de la Chambre basse a d’ailleurs fait savoir qu’une session extraordinaire devrait être organisée avant la tenue de la session ordinaire du mois de mai prochain. Cependant, la décision appartient à l’Exécutif. Quoi qu’il en soit, les députés sont déjà très courtisés. Cette semaine, des réunions des membres du bureau permanent de l’Assemblée nationale et des groupements parlementaires se sont tenues à Tsimbazaza sans qu’aucune information n’ait filtré sur les discussions. Le président de la Chambre basse a d’ailleurs fait savoir qu’il ne s’agissait que d’une réunion comme toutes les autres, sans sujet spécifique.

Comme à chaque nomination de premier ministre, les parlementaires de la Chambre basse devront se concerter pour proposer un nom. Une situation assez délicate étant donné que la majorité parlementaire est revendiquée par divers groupements, notamment le Mapar. Le camp des proches du Président estime pour sa part que la majorité lui est acquise. Ces temps-ci, les farouches thuriféraires du régime, issus de l’Assemblée nationale, se sont d’ailleurs relayé sur les médias pour mettre en avant les difficultés du gouvernement actuel. Selon des indiscrétions, certains élus visent également des postes ministériels en échange des services rendus.

Tahina Navalona

Les commentaires sont fermées.