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Reflet de la semaine : c’était le 29 mars 1947…

Reflet de la semaine : c’était le 29 mars 1947…

  Difficile d’oublier l’Histoire, mais on ne peut pas non plus tourner la page qu’on n’a pas lue. C’est sous cet angle que Madagascar a commencé à commémorer par un jour férié l’insurrection chaque 29 mars depuis 1967 sous la présidence de Philibert Tsiranana. Mais malgré les récits, les revues, les rapports et les livres écrits sur l’insurrection, plusieurs parties de ses mémoires sont encore rangées dans les archives. Après plus d’un demi-siècle, cet événement renferme encore des secrets de l’Histoire qui à défaut de mise à jour, sont toujours véhiculés à travers le temps comme des mythes. Retour vers le passé, témoin de l’Histoire à travers quelques clichés.

Dans la nuit du 29 mars, les insurgés ont attaqué plusieurs villes. Des postes de gendarmerie, des bâtiments administratifs, des installations de colons européens ont été pris pour cible. A Moramanga, la garnison militaire est encerclée. La gare et l’hôtel où dorment les officiers sont investis. Une « bataille du rail » a fait rage. Ces soldats sont arrivés à la gare de Perinet pour venir en renfort à l’armée française.

Le commandant du bataillon mobile 10 explique les détails de la manœuvre. Au début de l’insurrection, environ 8 000 hommes dont trois bataillons de tirailleurs malgaches constituaient l’armée française.

Les troupes coloniales sur la route de Beparasy, commune située dans la région Alaotra-Mangoro.

Après un mois de révolte, l’insurrection faiblit à partir de mai 1947. Plusieurs patriotes viennent devant le tribunal pour déposer les sagaies symboliques.

Plusieurs villages ont été ravagés lors d’affrontements.

 

Un an après la guérilla, l’ordre colonial est rétabli. Joseph Ravoahangy Andrianavalona, Joseph Raseta et Jacques Rabemananjara, des élus du Mouvement démocratique de la rénovation malgache (M.D.R.M), parti pourtant hostile à l’insurrection, selon l’histoire, sont arrêtés, déchus de leur immunité parlementaire et condamnés à mort. Leur peine est commuée en prison à vie.

 

 

 

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