Flash
Préc Suiv

Rappel

Rappel

Enième pique de rappel de la part d’une entité sur la situation du pays. Cette fois-ci, c’est la Plateforme des chrétiens malgaches ou « Vovonana kristianina Malagasy » (VKM) qui tente de tirer la sonnette d’alarme face à la situation actuelle. Sur ce point, les membres de la VKM ont invité leurs sympathisants, entre autres, le ministère de la Population, la CUA, le FFM, le Sefafi, et bien d’autres autour d’une table ronde, hier au Solimotel à Anosy, afin de discuter de cette situation et trouver ensemble des solutions. Ce n’est pas la première fois, et ce ne sera pas la dernière, qu’une telle organisation se met en place pour examiner les principales difficultés du pays mais cela  n’a jamais abouti. Et pour cause, il n’y a pas plus sourd que celui qui ne veut pas entendre, dit-on.

Le tableau broché par cette entité est en tout cas plus que sombre. Selon elle, la racine du mal est double, en l’occurrence les problèmes structurels et surtout les problèmes de la nature humaine. C’est le cas notamment de la perversion morale qui continue de gangrener la mentalité individuelle et collective, d’où l’expression devenue monnaie courante « République des mallettes ». Il en est de même de l’incompétence. Des sujets abordés sans ménagement par les intervenants.

Divers sujets ont été discutés au cours de cette table ronde, entre autres les réformes nécessaires dans le domaine de l’éducation comme la formation des enseignants Fram ou la production de manuels d’instruction civique. Une enquête de moralité avant de procéder au recrutement des agents de l’Etat (policiers, militaires, gendarmes, magistrats…) qui ont réussi à passer les différents concours figurait également parmi les propositions avancées. Il en est de même des candidats aux postes électifs, allant du Président de la République aux maires, mais que les critères d’éligibilité ne se limitent pas seulement au paiement de la caution financière.

Sur le plan économique, il s’agit de lancer un défi commun pour transformer la société actuelle qualifiée de budgétivore et de spéculatrice en une société de production. Sans parler de l’exploitation rationnelle et de la répartition équitable de nos ressources naturelles, ce qui nécessitera la priorisation d’une nouvelle politique énergétique.

Si l’on en croît les explications de cette entité, à travers cette démarche, l’objectif est, semble-t-il, d’avoir un peuple mieux informé et plus éduqué. Plus encore, pour que la maturité prévale au moment d’élire les dirigeants. Une initiative louable mais qui nécessite de mener une lutte de longue haleine dans un pays où l’inconscience collective prédomine.

Haja R.

Les commentaires sont fermées.