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Besoin d’être sécurisé

Besoin d’être sécurisé

Voilà peut-être une idée sage en matière de sécurité publique : la création d’une unité spécialisée au sein de la gendarmerie pour lutter contre les dahalo. Visiblement, l’Etat se veut convaincant en déployant tous les moyens pour faire reculer l’insécurité grandissante dans le pays. Les vols de zébus, le plus souvent suivis de meurtre et d’incendie, minent particulièrement le Sud et le Moyen-Ouest de Madagascar, à un point tel que certaines régions sont qualifiées zones rouges. Et nombre de secteurs comme le tourisme en pâtissent.

Après les « Fahalemana » ou encore « Trandroka » qui ont affiché malgré tout leurs limites, il est nécessaire de pérenniser la lutte contre les dahalo. Dans ce combat, on ne peut se contenter de simples opérations, ponctuelles certes mais discontinues. Les bandits de grand chemin comme on les appelle prennent la fuite et reviennent et, selon ce que l’on rapporte dans les journaux, ils sont de plus en plus menaçants à leur retour. C’est pour cela qu’il est nécessaire de perpétuer cette bataille.

La question qui se pose maintenant est pourquoi cette mission doit être confiée uniquement à la gendarmerie. La protection de la population et de ses biens, surtout en milieu rural, fait certes partie de la responsabilité et du devoir des gendarmes. Mais d’autres unités spécialisées dans les chasses aux bandits au sein de la police, de véritables commandos qui peuvent inspirer la terreur rien qu’à leur stature et arsenal, peuvent très bien être mobilisées, tout comme des militaires d’ailleurs.

La préoccupation majeure est que nombreux sont les éléments des forces de l’ordre – police, gendarme et militaire – que les contribuables paient à travers les impôts et taxes dont ils sont obligés de s’acquitter périodiquement. Pourtant, en retour, la  sécurité de ces derniers est loin d’être garantie. Si une mobilisation doit ainsi avoir lieu dans ce beau projet de sécurisation, il faudra qu’elle soit totale pour instaurer le climat de sécurité dans les zones rouges, notamment en matière de vol de zébus.

Maintenant il est également question d’équilibre. Il est vrai que certaines régions sont maladivement affectées par les phénomènes d’insécurité qu’elles méritent une attention particulière, mais la triste réalité est que tout le pays a besoin d’être sécurisé. Cette insécurité est présente partout, en milieu rural comme dans les grandes villes. La capitale n’est pas épargnée. Et visiblement, les unités qui assurent la sécurité en milieu urbain sont souvent dépassées par les événements et n’agissent que tardivement. Pourquoi alors ne pas faire de cette lutte contre l’insécurité une affaire d’Etat comme on en a fait avec d’autres affaires ?

Vonjy M.

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