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Intoxication informative

Intoxication informative

Réagir à temps avec beaucoup de tact et de stratagème est la clé d’un meilleur démenti. Dans un pays pauvre en proie sans cesse à la crise politique, comme le nôtre, le silence n’est pas d’or au niveau de la sphère politique… il est complice. Au sens figuré, la communication est une arme efficace pour d’abord soigner son image et surtout pour «neutraliser» ses adversaires. La règle est toute simple, quand on se fait attaquer, sur le champ, on devrait mener une contre-offensive. Pour dire que la réplique ne devrait pas attendre. Les conseillers et l’équipe de communication sont en quelque sorte embauchés pour cela.

Plus le mutisme persiste dans l’autre camp,  plus la suspicion prend de l’ampleur et avantage les détracteurs qui n’hésitent pas à faire grand cas d’une chose insignifiante. Pis encore, cette défaillance de communication «officielle» ne fait paradoxalement qu’alimenter les conversations et défrayer la chronique. Chacun y va de son point de vue et de son commentaire, selon ses sources respectives.

Le web devient même un champ de bataille d’informations sans règle. L’affaire Anjozorobe a été à l’origine de différentes versions paradoxalement à sens unique vu que les concernés ont préféré jouer avec la montre pour enfin donner un sens à la réponse du berger à la bergère.

Les uns y croient et les autres restent sceptiques quant à la véracité des faits. Difficile de s’y retrouver, tellement on fait face à des amas complexes d’informations souvent contradictoires que l’on qualifie communément de rumeurs ou intox. Sans conteste, d’ailleurs c’est le cas à l’heure actuelle, cela provoque un très large éventail de réponses différentes d’une personne à l’autre, d’une partie à l’autre. Des confusions de renseignements qui à la  longue créent la psychose au sein de la population comme quoi une éventuelle crise politique n’est pas écarter.

Aux Etats-Unis, au moment où les primaires battent leur plein, c’est du tac au tac, cela rend le débat intéressant, voire même passionnant, qu’importent parfois les mots qui choquent ou les idées jugées farfelues La guerre de communication est engagée sur le front de la présidentielle et aucun candidat en course ne se laisse dépasser par les critiques parfois cinglantes venant de son adversaire. C’est plus que de la politique, c’est un tout autre spectacle de liberté d’expression  qui amuse l’opinion publique. Le droit à l’information n’a pas de barrière et fait taire les rumeurs.

Andry Rabeson

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