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Le parent pauvre !

Le parent pauvre !

C’est évident. Le Nouvel An malgache est plus que jamais connu. La polémique suscitée par sa célébration, plaçant le sujet au cœur de l’actualité, est la preuve d’une communication qui avance. Pour ceux qui ont toujours milité pour la valorisation de cet élément de la culture nationale, la victoire n’est plus loin. On est même sur la bonne voie. Les efforts déployés jusqu’ici pour faire connaître cette tradition porteront bientôt leurs fruits. Tout le monde ou presque en parle, bien que le message ne soit pas encore bien passé.

L’essentiel reste qu’on en parle. Les idées divergent, certes, concernant notamment la date de célébration du Nouvel An malgache, ou encore certaines pratiques, alimentant les polémiques rapportées par les médias, mais cela est nécessaire. Il y a encore dix ans, le Nouvel An malgache n’attirait qu’une poignée de gens, bien attachés à leurs valeurs culturelles et à leurs classes sociales. Aujourd’hui, le sujet est galvaudé, tout le monde s’en empare, émet son avis… même si certains parlent pour finalement ne rien dire.

Malheureusement, les Malgaches ne savent pas encore tirer profit de la divergence, voire de la diversité pour ensuite construire un mur de solidarité. La différence des idées véhiculées sur le sujet divise et rivalise leurs précurseurs. Non seulement cette rivalité est apparente dans le domaine culturel, mais elle est fréquente dans d’autres domaines, social, économique et surtout politique, bien que paradoxalement à la situation générale actuelle, aucun parti ne veut porter la casquette de l’opposition à Madagascar.

Culturellement parlant, cette discordance entre ceux qui fêtent le Nouvel An malgache, est néanmoins considérée comme le résultat de la négligence, voire  de l’appauvrissement de la culture malgache. L’on ne répétera jamais assez, il est bien que l’événement suscite l’engouement, mais c’est dommage qu’on ne parvienne pas à trouver un compromis, à défaut d’explications et de débats pour se convaincre, ne serait-ce que sur la date de la célébration.

C’est dommage que la Culture, plus précisément le ministère, reste toujours sans voix et les bras croisés face à cette source de division de différents promoteurs des valeurs culturelles nationales. Plusieurs ministres se sont succédé à la tête de ce département, depuis la Transition, mais soit on occulte le sujet, soit on en parle timidement. Et c’est surtout la méconnaissance du secteur et la non-maîtrise du sujet dont on parle qui sont à l’origine de cette irresponsabilité. Une fois de plus, c’est dommage, car la fête du Nouvel An doit avoir une place importante dans la culture nationale.

Vonjy M.

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