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Opposition d’abord, alternance ensuite

Opposition d’abord, alternance ensuite

Bien que certaines têtes se voient en opposants… de circonstance, s’insurgeant avec beaucoup de vivacité quand la bataille politique n’est pas favorable à leur intérêt, elles n’ont pas malgré tout  le profil requis d’un groupe d’opposition fidèle à son opinion et son principe. Des fois sans complaisance et à maintes reprises montant sur leurs grands chevaux, les trais caractéristiques de ceux qui sont en désaccord avec le régime, capables dans ce sens de jouer le contre-pouvoir, les faux-semblants opposants préfèrent au final rester tapis dans leur coin et s’indignent au gré des événements.

Du temps du régime socialiste, tout le monde se souvient de Manandafy Rakotonirina du MFM et du Pasteur Richard Andriamanjato de l’AKFM Fanavaozana. Deux opposants qui ont vraiment joué leur rôle dans une assemblée dominée par le parti au pouvoir. S’opposer est un droit offert par la Constitution, un statut reconnu par le régime en place dans le dessein de créer un vrai débat politique relatif au développement effectif d’une nation. Au fond, l’objectif est de respecter également la règle de l’alternance au pouvoir comme cela se passe dans les pays développés.

En France, après la droite, la gauche est au pouvoir et plus d’un se demande devant la force de l’opposition si François Hollande réussira à briguer un autre mandat ? A un an de la 11è élection présidentielle de 2017, la course à la victoire des urnes est déjà lancée car en jouissant pleinement de leur droit d’opposition, les partis prétendants au pouvoir comptent bien influencer l’opinion publique pour renverser en quelque sorte la vapeur le moment venu.

Aux Etats-Unis, la bataille pour la maison Blanche est déjà engagée même si pour l’heure, les primaires restent au cœur de l’actualité. En tout cas, la fin de mandat de Barack Obama du parti démocrate ne fait que rendre plus alléchant le contexte politique dans le pays de l’oncle Sam. Les républicains envisagent sérieusement de revenir au pouvoir, mais apparemment les démocrates n’ont pas dit leur dernier mot.

L’opposition constitue la première grande étape à l’alternance démocratique. A Madagascar, elle prend l’allure d’une révolution conduisant dans ce sens à la chute de la République.

J.R.

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