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La solidarité qui fait la force

La solidarité qui fait la force

Remaniement ou non, «kere» ou non, il y a urgence en la demeure à Madagascar. L’urgence, on ne le répétera jamais assez, se situe au niveau social, et surtout économique.

Actuellement, les parlementaires de la Chambre basse s’activent à Tsimbazaza. Les réunions secrètes se multiplient, dans l’espoir, entre autres, de changer le gouvernement. Mais comme le disait Laurent Ramaroson du parti MMM, dans son analyse politique, à quoi servira vraiment un changement de gouvernement ? Il importe d’abord de savoir la direction avant de choisir qui va partir. En vérité, ce ne sont pas les hommes qui manquent, mais c’est l’objectif qui reste encore flou.

Mais quand est-ce que les politiciens, notamment les dirigeants vont finir par le comprendre ? Le danger ne peut forcément provenir de la personne qui gouvernera ou non, mais du plan d’action qu’elle va mettre en œuvre. Et c’est surtout la portée de ce plan qui importe le plus, parce qu’il est essentiel que ce plan apporte quelque chose de concret dans le quotidien de la population, à qui il devra être destiné. Sinon, cela ressemblera à une coquille vide qui ne servira pratiquement à rien.

Du concret ? C’est ce qu’on attend, entre autres de l’atelier sur la situation préoccupante dans le Sud de Madagascar, la lutte contre la famine ou le «kere», c’est selon. La ministre de tutelle a raison de limiter les dégâts en donnant les consignes aux participants de ne pas s’attarder sur la définition du «kere» ou de la famine. Elle a demandé à ce qu’on agisse vite… En deux jours, autour d’une table, des solutions efficaces qu’on n’a pas pu prendre en plus de 25 ans peuvent être trouvées. Mais qu’en est-il de leur application sur le terrain ?

C’est seulement et uniquement sur le terrain qu’on peut mesurer l’efficacité d’une action ou d’un projet. Si l’on veut qu’il y ait changement rapide dans le Grand Sud de Madagascar, il ne faut pas attendre que la magie s’opère. Parce que ni la magie, ni le miracle n’ont pas leur place dans la situation de famine qui sévit dans cette partie australe de la Grande île. Il faut savoir exploiter les données qu’on a déjà comme l’existence d’une grande nappe phréatique souterraine dans les régions. Réaliser le projet pipeline ou procéder au ravitaillement en eau en permanence de la région…

Mais effectivement, la famine dans le Sud, comme la difficulté économique que le pays traverse actuellement ou encore la nouvelle crise politique qui se profile à l’horizon ne peuvent se résoudre toutes seules. Elles nécessitent la concertation de tous, l’implication de tous les citoyens et la prise de responsabilité des Malgaches, parce qu’il n’y a que la solidarité qui fait la force.

Vonjy M.

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