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Reflet de la semaine – JIOI : le Cij devant le fait accompli

Reflet de la semaine – JIOI : le Cij devant le fait accompli

Le monde du sport dans l’océan Indien est dans une mauvaise passe actuellement. Les problèmes rencontrés lors des derniers Jeux îles de l’océan Indien 2015 (JIOI) se compliquent d’autant que l’attribution des prochains Jeux se transforme en bataille rangée entre certains pays. Le Conseil international des Jeux est attendu au tournant.

Mieux vaut tard que jamais ! Les Comores persistent et signent pour que l’organisation des JIOI 2019 leur revienne. Elles le font savoir à chaque fois que l’occasion se présente. Pour elles, le Cij porte l’entière responsabilité du problème relatif à ces Jeux. Celui-ci, qui s’est précipité pour offrir aux Comores le privilège d’accueillir pour la première fois les JIOI l’année dernière a fait face à la réalité sur le terrain qu’est l’absence d’engagement du gouvernement comorien dans le délai prescrit. De ce fait, il s’est ravisé et lui a retiré l’organisation de ces Jeux au profit de Maurice. Sauf qu’entre temps, les choses ont évolué.

Le gouvernement comorien a finalement manifesté sa disponibilité à respecter le cahier des charges relatif à la tenue des JIOI chez lui. Mais comme l’a déclaré le président du comité Olympique malgache, Siteny Andrianasoloniaiko avant son départ, le respect du règlement de Jeux importe sans que la fratérnité entre les îles soit négligée. Mais le Cij a décidé de faire respecter la loi sans tenir compte de l’environnement relationnel entre lui et l’île perdante après.

La preuve, les Comores ont quitté Maurice dès l’ouverture de la réunion des membres du Cij en signe de constestation de la remise du drapeau à l’ile Maurice synonyme de son obtention de l’organisation de la 40è édition des JIOI.

La délégation mauricienne est allée même jusqu’à accuser le Cij d’avoir enfreint le règlement. Normalement, pour les Comores, les Jeux auraient dû être attribués à l’autre candidat officiel qu’est les Maldives. Ce qui signifie que le Cij et les Comores s’accusent d’avoir violé la loi.

Le Cij malgré le hic engendré par ses décisions reste ferme et défend ardemment son argumentation afin de justifier sa position. Il devient l’avocat de Maurice implicitement malgré lui car en défendant son choix, il protège l’île organisatrice des Jeux.

Les Comores semblent seules dans cette bataille eu égard au silence affiché par les autres îles dans cette affaire. Ni Madagascar où les Comoriens ont entamé des lobbyings dans l’optique de l’obtention de soutien de poids ni les autres pays n’ont pris de position contraire à celle du Cij.

Le combat s’annonce rude pour les Comoriens dans ce cas. La suite des événements sera très attendue après le renouvellement du bureau central du Cij.

Cij  Le nouveau président veut le retour des Comores

Un nouveau souffle pour un nouveau président ! Désormais, le Seychellois Antonio Gopal sera à la tête du Cij. Sans plus attendre, il a évoqué ses priorités. Dans une approche objective, la pérennité des JIOI s’annonce son cheval de bataille. Cela va de pair avec la retouche de la Charte. Cependant, cela implique l’unité des îles membres du Cij. Ce qui n’est pas le cas actuellement. Les Comores quittent officieusement la grande famille du Cij. Antonio Gopal de ce fait a lancé un appel pour le retour des Comoriens auprès de leurs paires.

Or, ce ne sera pas une partie de plaisir de convaincre les Comores d’accepter sa défaite d’abord et de les faire revenir parmi les leurs après. L’Etat comorien s’est déjà engagé avec de grands pays comme la Chine pour la réalisation du cahier des charges des JIOI.

Il ne veut pas surtout laisser filer cette occasion de moderniser les infrastructures sportives de l’île d’autant plus que les appuis existent bel et bien.

L’ancien président du Cij a laissé entendre que la 41è édition des JIOI sera comorienne. Et que la plupart des membres du Cij entonne le même refrain qu’ils souhaitent la tenue des Jeux aux Comores si et seulement si, l’engagement est confirmé. Celui-ci est confirmé mais a dépassé le délai prescrit. Comme dit l’adage, avant l’heure n’est pas l’heure et après l’heure n’est plus l’heure.

C’est dans un tel cafouillage que le nouveau président tente d’apporter son expérience à la tête de cette instance. Le temps ne joue pas en sa faveur puisque les réactions des uns et des autres sont imprévisibles pouvant aggraver cette scission.

Nouveau bureau du Cij  : Valse de fauteuils en haut lieu

Aucune grande révolution lors des élections des membres du nouveau du Cij. Le nouveau président n’est autre qu’un revenant. Il était déjà à la tête de cette instance de 2004 à 2008. Siteny Andrianasoloniaiko a glané quelques faveurs en devenant le 1er vice-président, suivi du Maldivien Vivian Gungaram. En tout cas, le Cij a une couleur arc-en-ciel, loin du cliché «créolisé» tant dénoncé par les Comores surtout.

Quoique, l’ombre des anciens dirigeants de ce Conseil plane inlassablement au-dessus des actuels décideurs. Le nouveau trésorier du Cij n’est autre que Philippe Hao Thyn Voon, le président sortant qui est en même temps un des deux présidents d’honneur de cette instance. En effet, il sera accompagné de Jean-François Beaulieu dans cette tâche symbolique.

Une fois de plus, le Cij est mis devant le fait accompli puisque le poste de 4è vice-président destiné aux Comores reste vacant. Il attend le retour de son propriétaire. Mais pour quand ? Promues à des postes importants au sein du Cij, les îles sœurs que les Comores comptent pour le soutenir risquent de les délaisser à l’image de Madagascar. Le président du comité Olympique malgache (COM) n’a jamais affiché son soutien ou non aux Comores dans son combat avant le renouvellement du bureau du Cij. Quand on sait où il se place dans l’organigramme de l’instance, on comprend pourquoi.

Les14 disciplines des JIOI 2019 :

Athlétisme, badminton, basket-ball, boxe, cyclisme, judo, haltérophilie, natation, tennis de table, football, volley-ball, rugby à sept, handisport (athlétisme et natation).

Page réalisée par Naisa

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