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Pendant ce temps…

Pendant ce temps…

La Syrie est toujours en guerre, l’Europe reste confrontée aux problèmes des réfugiés, les Etats-Unis sont en pleine campagne pour les primaires avec toutes sortes de provocations, et l’Afrique n’en finit pas avec ses problèmes. Un vent terrible semble souffler sur le monde entier et Madagascar n’est pas épargné.

Une chose est sûre, tout le monde semble s’adapter à la situation. Positiver. Voila une attitude que certains ont décidé d’adopter pour éviter de sombrer. Les jeunes Syriens ont par exemple opté pour des demandes en mariage devant des villes en ruine. Surement pour se convaincre que la vie continue malgré la guerre. Les Européens de leur côté, du moins certains, essaient de faciliter l’intégration des migrants en les initiant à leur langue. A Paris, le Bataclan a décidé de rouvrir ses portes bientôt. Le président américain, bien qu’il doive bientôt quitter le pouvoir, veut faire les choses correctement et a décidé de remplacer le juge décédé de la Cour suprême pour respecter la Constitution.

Pendant ce temps, au pays, c’est le désordre. Le commerce illégal n’en finit pas squatter les rues, cela bien que les manifestations aient diminué en ampleur. L’insécurité gagne de plus en plus du terrain. Pas plus tard que la semaine dernière, une femme avait été retrouvée en plusieurs morceaux dans un réfrigérateur, le lendemain, une main est découverte sous le siège d’un scooter. Et enfin les prix des denrées de consommation quotidienne ne cessent d’augmenter alors que les prix à la pompe repartent à la baisse. Très significatifs certes, mais insuffisants, pour ne pas dire loin de la vérité des prix sur le marché international.

Avec le baril qui ne dépasse pas les trente euros, il est difficile de croire que la vérité des prix soit réellement appliquée. Et encore, il semblerait qu’on ne devrait même plus s’attendre à d’autres baisses prochainement même si plus d’un y croit encore. Peut-on encore positiver devant tout ce qui nous tombe dessus? Oui apparemment. Toutefois, il ne faudrait pas confondre positivité et inertie. Pourtant cette dernière parait la plus dominante. Chacun se plaint mais décide quand même de suivre la vague comme de bons élèves. Se plaindre ne suffit pas pour faire changer les choses. Il faudrait agir de telle sorte que la situation puisse s’améliorer. Comme l’a d’ailleurs indiqué le Sefafi, manifester ne signifie pas toujours renverser le régime. Et pendant ce temps, la situation évolue positivement ou négativement, chacun y prend son lot.

Tahina Navalona

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