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Madagascar il y a 100 ans : la défense nationale a besoin de graphite

Télégramme officiel n° 204

Tananarive,

le 29 janvier 1916.

Gouverneur Général à Présidents Chambres Consultatives.

Besoins graphite pour défense nationale devenant de plus en plus pressants vous fais connaître que ce produit à destination Métropole recevra désormais priorité absolue à l’embarquement sur tous autres chargements je vous serais obligé en aviser intéressés de votre région et en même temps faire appel leur activité pour développement intensif production graphite.

Garbit.

Nous recevons à ce sujet la lettre suivante :

L’administration nous la baille belle et elle ne pouvait agir plus ironiquement à notre égard, en faisant appel, d’un côté, à notre activité pour le développement intensif de la production du graphite, et de l’autre en nous retirant le moyen d’obtenir ce développement de production, c’est-à-dire la main d’œuvre.

Alors que dans certaines provinces, telle celle de Vatomandry, les instructions de M. le Gouverneur Général sur les Tavy sont strictement observées, dans d’autres au contraire, telle une partie de la province de Tamatave, ces instructions sont scandaleusement méconnues. Là, les travailleurs sont tous partis aux tavy, brûlant des montagnes entières de forêts et laissant les chantiers déserts.

Objet trouvé

Une broche trouvée sur la voie publique a été déposée aux épaves du Commissariat de Police.

Le Tamatave

Les Chinois continuent à envahir la Grande Île

Madagascar est condamnée à l’immigration chinoise.

En vain, le gouverneur général prend des arrêtés pour expulser ces indésirables ; il y en aura toujours. Le mois dernier encore, quatorze célestiaux sont débarqués à Tamatave, amenés par un bateau qui venait de Maurice.

Les colons pensent avec raison que, si l’on accepte les Chinois des îles voisines, ce n’est vraiment pas la peine de se débarrasser des autres ; ces derniers, au moins, sont connus et plus faciles à surveiller.

Un contingent à Diégo-Suarez

On doit répartir, dans les différents casernements de Diégo-Suarez, un contingent d’Annamites, engagés volontaires.

Ce contingent ne comprend pas moins de 5 000 hommes.

Le Courrier colonial

www.bibliothequemalgache.com

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