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Diviser pour diviser

Diviser pour diviser

Les temps sont durs et pas seulement pour les simples citoyens. Depuis un certain temps déjà, on a assisté à une implosion au sein de la classe politique et pas des moindres. Depuis les élections présidentielles, jusqu’aux sénatoriales, tout va de travers. Les grands partis n’ont plus leur force d’autrefois et finissent par se séparer. Cependant, si certains veulent partir, ils veulent également emmener avec eux la renommée du parti. Arema, Mapar, MMM, Tim, le parti vert et maintenant le Leader fanilo, aucun n’a échappé à la foudre du pouvoir. Celui de régner. Les brebis galeuses ne veulent pourtant pas partir les mains vides mais espèrent emmener avec elles la renommée du parti. Conscience politique oblige. C’est à partir de là que sont nées les numérotations, qui semblent d’ailleurs n’exister qu’à Madagascar. Les membres de chaque parti se sont ainsi distingués grâce à des numéros.

Divergence d’idées, d’idéologie mais aussi d’objectif. Les politiciens n’ont plus les mêmes visions alors qu’ils appartiennent à un même clan. Si certains souhaitent entrer dans le gouvernement, d’autres préfèrent tout simplement se cantonner dans l’opposition, tandis que d’autres préfèrent rester neutres et se mouvoir comme bon leur semble.

Cependant, le jeu en vaut-il vraiment la chandelle ? attrait du pouvoir justifie-t-il le divorce d’avec son parti, surtout lorsque l’on sait qu’occuper un poste politique n’est qu’éphèmère. Une chose est sûre, ces ruptures au sein de la classe politique arrivent souvent après les périodes électorales. Si les membres des partis politiques sont très soudés durant une crise ou une période difficile pour le pays, une fois la situation rétablie, les partis politiques se divisent, des associations se créent et beaucoup d’entre elles font de la politique. Et cela devient un cercle vicieux.

Mais une fois le parti divisé, c’est le point de non-retour puisqu’il est toujours difficile de recoller les morceaux, surtout après une rupture qui a laissé de très profondes déchirures. Et c’est à partir de ce moment que le diviser pour régner devient diviser pour diviser seulement.

Le cas du 7 février en est d’ailleurs un exemple. Jusqu’à ce jour, aucune victime n’a reçu d’indemnisation. Des victimes qui ne semblent plus partager le même objectif puisqu’à présent, elles œuvrent chacune de leur côté. La commémoration devient du chacun pour soi, mais à quoi cela va-t-elle mener ? A rien, sinon seulement de prouver qu’au final l’union fait toujours la force et la division n’a jamais été la solution.

Tahina Navalona

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