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Clash…ique

Clash…ique

Tout le monde est déjà passé par là. Et sans complaisance, nombreux vont un jour ou l’autre emprunter cette route. Rares sont les partis notamment en Afrique et dans les pays touchés sans cesse par la crise politique qui ont résisté au clash politique. D’habitude, le malaise influencé par plusieurs paramètres finit par l’emporter obligeant certains à quitter leur fief dans le dessein d’en créer un autre. Les divergences de points de vue sur la vie de la nation, le changement radical de camp une fois que quelqu’un du parti est appelé à siéger en haut lieu au nom de l’ouverture politique, ainsi que le fait de faire acte d’allégeance au régime en place au détriment de son parti sont entre autres les raisons du clash politique.

Maintenant, c’est au tour du Leader Fanilo d’être au rendez-vous de Samarkand. A vrai dire, cela fait des mois qu’un foyer de tension couvait au sein du parti. Et le clash a été à son paroxysme une fois que le successeur de feu Herizo Razafimahaleo, en l’occurrence Jean-Max Rakotomamonjy, qui est également président de l’Assemblée nationale, a fait l’objet d’une suspension par ses pairs du conseil d’orientation. A entendre le verdict, ils ont passé outre les principes fondamentaux et la charte du parti et ne méritent pas dans ce sens de porter le nom de Leader Fanilo.

Tout le monde est passé par là. Dans la majorité des cas, les dissensions intestines sont un signal fort d’une scission du parti. Et pour le Leader, les mésententes qui  ne cessent d’enfler, sont parmi les scénarii clash…iques annonçant une division, sauf que pour l’heure, les suspendus persistent et signent qu’ils font encore partie intégrante du parti. Une façon de dire «J’y suis j’y reste», même s’il ne s’agit en quelque sorte que d’une mise à pied et non pas d’une exclusion définitive. D’ailleurs leur sort sera à l’ordre du jour du conseil national dans quelques mois, sous l’égide des nouveaux dirigeants composés par les membres fondateurs et le secrétariat technique.

En attendant, place à une guerre de leadership et un panier de crabes. Chacun prétend être maître du parti et n’envisage même pas de voler de ses propres ailes. Comme si les protagonistes ne croient pas à l’idée d’une scission tout en campant sur leur position. Le porte-parole du parti, Alphonse Randrianambinina a bien souligné qu’«il n’y a qu’un seul Leader Fanilo, celui qui existe actuellement et conformément au texte en vigueur. Si l’Etat de droit est respecté ainsi que le statut du parti, il ne devra pas y avoir un autre Leader Fanilo». L’Arema, le PSD, le Tim et même le Mapar sont déjà passés par là. Et aux dernières nouvelles, quelques têtes pensantes du MFM font tinter deux sons de cloches relatifs au soutien au régime en place.

J.R.

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