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Loin des yeux, loin du cœur

Loin des yeux, loin du cœur

Non, cela ne s’applique pas uniquement à une relation amoureuse. Cela pourrait également être le cas dans la vie de la nation. Ce, notamment pour un pays en développement comme Madagascar. Mine de rien. Cela peut également se ressentir dans le domaine de la sécurité publique, dans le cas précis du Grand Sud de Madagascar.

Se trouvant à près de 1 000 km, Toliara est pratiquement éloignée de la capitale, donc de l’administration, du pouvoir… législatif et décisionnaire. Depuis quelques années, et pratiquement depuis quelques moins maintenant, cette partie de l’île est devenue le théâtre de massacres en tout genre, des plus atroces attaques à main armée : à Ankazoabo, à  Beraketa et récemment à Ilakaka. Le sens de l’humanité est oublié. On tue les êtres humains comme on tue les bétails.

Mais il n’y a pas que l’insécurité qui guette le Grand Sud de Madagascar. La famine aussi est en embuscade. Les enfants sont principalement victimes de malnutrition aiguë. La famine y trône impérialement et durablement. Dame nature et ses caprices restent seuls maîtres des lieux. Des régions sont exposées en permanence à la sécheresse. Des organismes internationaux interviennent également sans cesse, mais visiblement les dons de vivres ne sont que des mesures palliatives. Des solutions pérennes et efficaces… il n’y en a pas.

Mais il n’y  a pas que Toliara et ses environs. L’éloignement de Toamasina de la capitale lui coûte également très cher. La ville du Grand Port est le théâtre d’une série de kidnappings qui ont défrayé la chronique ces derniers temps. L’affaire Arnaud et Anny en dit long. Les actes de violence divers ne sont plus à compter. Presque toutes les grandes villes en sont le théâtre. L’environnement social est pratiquement malsain dans ces villes éloignées de la capitale. Parce qu’elles sont loin de l’administration et du pouvoir.

Malheureusement, Antananarivo n’est pas non plus le paradis. Loin s’en faut. Ce n’est pas parce que les ministères et toutes les institutions sont implantés dans la capitale que les Tananariviens ne sont pas inquiétés par l’insécurité. Les meurtres par blessures graves, la violence,  les vols à la tire et les cambriolages ont certes succédé à la série d’attaques à main armée souvent meurtrières qui font rage ailleurs. Mais la capitale ne peut pourtant pousser son « ouf » de soulagement, parce qu’elle étouffe encore… à cause des ordures qui s’amassent dans les rues. Enfin, partout, c’est toujours le bazar.

Vonjy M.

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