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Piéger des poissons : une activité d’appoint…

Piéger des poissons : une activité d’appoint…

On est actuellement en pleine période de soudure en milieu rural. Piéger des poissons offre une opportunité de renflouer les revenus familiaux en ces moments difficiles.

Vu l’importance de la pluie de ces derniers temps, les gens de la campagne se ruent vers cette activité. Tout le monde s’y met, sans catégorie de sexe ni d’âge. Un filet ou une nasse pour les hommes, et un large treillis en tissu ou une moustiquaire usée pour les femmes et les enfants pour racler les étangs et les rizières et le tour est joué.

Selon les témoignages d’un poseur de nasse, le métier fait vivre son homme. « Il suffit d’une journée pour que le prix d’une nasse soit amorti, à condition bien sûr qu’il y ait du poisson », a-t-il affirmé. En utilisant simultanément une dizaine de nasses, il peut gagner 15 à 20 000 ariary de recette dans la journée. « Tout dépend du flair et du savoir-faire du piégeur en suivant l’évolution du niveau de l’eau », a-t-il indiqué.

La nasse coûte 2 000 ariary la pièce. Elle est fabriquée à partir d’éléments simples comme du fer extirpé d’un pneu de camion pour l’ossature, un filin en nylon pour le tressage du corps, du bambou pour le châssis, un sachet noir pour protéger le fer contre la rouille, et du fil de raphia pour l’assemblage.

La pêche, une activité délaissée

La pêche est une activité qui devient de plus en plus délaissée en milieu rural, cela à cause de sa moindre rentabilité par rapport à l’utilisation de pièges à poisson. C’est uniquement les inconditionnels de la pêche à la ligne qui continuent à la pratiquer, sûrement à cause du plaisir qu’elle procure, et dont seuls ces derniers en connaissent le secret.

Si le fait d’aller pêcher à la campagne est l’occasion d’un rassemblement pour les citadins, comme une réunion familiale par exemple, cette pratique est ces derniers temps de plus en plus abandonnée. Pour certains, cet abandon s’explique par l’éloignement des plans d’eau, à cause du développement rural, ainsi que par la rareté des poissons – les piégeurs sont mis en cause pour l’utilisation massive d’outils hors normes, à l’exemple des filets à petites mailles qui ne permettent aucune remise à l’eau des menus fretins. Mais le pire est l’utilisation des moustiquaires distribuées gratuitement par le ministère de la Santé, qui sont encore imprégnées de produits toxiques.

 Sera R.

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