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Mondialisation

Mondialisation

A peine Ebola parti que voilà déjà Zika qui pointe son nez. Ce virus transmis par une piqûre de moustique, un peu comme le paludisme en moins grave ou en plus grave, là n’est pas la question. Avant lui, il y avait le choléra, le chikungunya, la dengue et même le H5N1 avec tous ses dérivés. Un beau plateau de virus ou tout simplement un moyen d’extermination. Si on fait les comptes, ces virus ne prolifèrent que dans des pays pauvres ou émergents, sans difficultés majeures, c’est-à-dire pas de famine, pas de guerre et encore moins de catastrophes naturelles. Mise à part l’Afrique évidemment qui est un cas particulier en étant le continent de tous les maux, parmi les pays où la vie est plutôt paisible, vue de l’extérieur, le Brésil semble être le plus touché en Amérique latine, il compte actuellement près d’un million de cas détectés.

Les experts annoncent près de quatre millions de cas d’ici quelques temps, c’est-à-dire le temps de trouver un vaccin, un remède. Ou, vu sous un autre angle, le temps que quelques personnes meurent. On se demande en effet pourquoi ces virus n’infectent jamais les pays du Moyen-Orient comme l’Irak, l’Iran, l’Afghanistan, la Syrie, et bien d’autres encore. Ces pays sont en guerre et ont déjà leur lot de morts, pourquoi en rajouter ?

Non, la paix dans le monde n’existera jamais. Cela malgré tous les souhaits de toutes les têtes couronnées du monde entier. Si le monde tournait comme il fallait, il n’y aurait plus ni riches ni pauvres, grands ou petits. Mais ce n’est pas le cas, et on fera en sorte que ça ne le sera jamais. Les pays sont interdépendants, à part peut-être la Corée du Nord. Certains ont besoin des autres pour leurs ressources et inversement il y a ceux qui ont besoin d’être sérieusement aidés. D’où les sommets un peu partout dans le monde. Madagascar a participé au sommet de l’Union africaine qui s’est déroulé à Addis-Abeba, le weekend dernier. Un sommet où les pays d’Afrique sont au centre des débats même si on sait quand même que les propositions des pays non africains avaient leur place. Mondialisation oblige, tout le monde doit s’y conformer au risque de se retrouver devant un conflit ingérable. Peut-on alors y faire face ? Madagascar peut-il suivre le rythme avec un taux d’alphabétisation et un niveau d’éducation très faibles ? Dans ce pays où un enfant est retiré du système scolaire une fois qu’il peut écrire son nom. Mais autant s’y conformer car les épidémies et les guerres n’arrivent jamais par hasard.

Tahina Navalona

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