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Où en est Madagascar ? Loin derrière…

Où en est Madagascar ? Loin derrière…

Incapable de faire mieux, malgré les consignes, les soutiens, les attentes et surtout la nécessité de faire bonne impression, Madagascar reste le pays le plus corrompu au monde. Et c’est plus qu’inquiétant, selon Transparency international, c’est carrément alarmant. Un indice de perception reflétant que Madagascar n’est pas un pays fiable et que cela servira de paramètre à prendre en compte pour les partenaires et les bailleurs. Difficile de croire qu’un tel résultat médiocre puisse constituer une sorte de garantie pour l’avenir. Cette année encore, le Bianco, comme d’habitude fera de son mieux. Dès fois, il n’en revient pas tout en étant impuissant devant la tournure inattendue de certains dossiers. A son niveau, la lutte fait rage, mais cette envie de vaincre perd son élan une fois le dossier parvenu à un autre stade. Ne pouvant faire rien d’autre que jouer le rôle de déclencheur, le Bianco n’a pas la main longue pour mener jusqu’au bout sa mission.

Après des années de lutte soutenue par la communauté internationale, la Grande île continue à faire chou blanc alors que les fléaux prennent d’année en année de l’ampleur. L’Ambassadeur américain au pays n’a pas mâché ses mots sur le sujet en dénonçant la façon de mener les différentes enquêtes en cours et qu’au bout du compte, personne et encore moins les gros bonnets ne se trouve derrière les barreaux. Avec Transparency international, il n’y a pas de compromis ou de délibération, le jugement se fait en fonction des résultats enregistrés. Loin en dessous de la moyenne, méritant peut-être une mention passable, Madagascar en obtenant de nouveau la note 23/100 est maintenant considéré comme un cas désespéré.

 Autant reconnaître que les efforts entrepris n’ont rien donné et qu’à force de déclarer la guerre contre les mafias de la corruption, on ne fait que tomber dans le troisième dessous. Il y a de quoi faire profil bas et renouveler pour la énième fois son engagement que l’an 2016 serait la bonne. Il est temps de rectifier le tir et de remettre les pendules à l’heure. C’est la moindre des choses après avoir été reconnu comme étant un pays vivant encore sous le joug de la corruption.

Insatisfaite pour ne pas dire déçue, la communauté internationale ne baisse pour autant pas les bras tout en imposant en même temps ses exigences en la matière. En quelque sorte, l’avenir du pays en dépend. A titre d’information, Madagascar envisage sérieusement d’obtenir la moyenne en 2025, c’est-à-dire 50/100. En attendant, 2016 ainsi que les autres années à venir seront une autre paire de manches.

J.R.

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