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Objections… rejetées pour vice de forme !

Objections… rejetées pour vice de forme !

Après avoir subi à maintes reprises la loi de la géométrie variable à l’Assemblée nationale, poussant ainsi le président de la République à signer un pacte de responsabilité et un mémorandum de stabilité avec les députés, le HVM a enfin obtenu son bâton de Marechal aux sénatoriales. 34 sièges raflés sur les 42 à pourvoir par le biais des urnes, la majorité requise au Senat composé au total de 63 fauteuils est déjà assurée. Plus les 21 sénateurs nommés par le président de la République, sans conteste le parti présidentiel règnera en maître à Anosy.

Cette fois, nul besoin d’un compromis ni de ralliement avec les autres partis pour faire valoir sa force au Senat. Sous cette optique, la majorité, base solide de stabilité et de la mainmise politique n’est plus bancale, loin d’une fébrilité conditionnelle qui risque à tout moment de faire de l’ombre au HVM à Tsimbazaza. De toute évidence, les 7 autres sénateurs issus des autres partis, en l’occurrence le Tim et le Mapar ne feront pas le poids au Sénat face à une armada de sénateurs HVM, et ce sans compter encore une fois, la position déjà connue des 21 autres sénateurs désignés par le chef de l’Etat.

La Haute cour constitutionnelle a rendu son verdict irrévocable, confirmant cette victoire prévisible du parti présidentiel, alors que pour certains, notamment ceux qui ont fait objection en déposant des requêtes auprès de cette instance, la victoire du HVM aux urnes n’est pas du tout nette et comporte beaucoup d’anomalies. La majorité des 21 requêtes déposées auprès de la HCC qui devaient être censées mettre un coup de projecteur sur les diverses irrégularités constatées par les plaignants, sont rejetées par la HCC, conformément à la loi.

A entendre la HCC, les demandes d’annulation de vote et de voix obtenues par les candidats HVM relèvent en quelque sorte d’un procès d’intention. Car déposer des requêtes doit suivre à la lettre les procédures requises en la matière et dans la majorité des cas. En fait, les requêtes en elles-mêmes comportent un vice de forme. Qu’importent donc le fond de vérité et la suspicion de fraude, tant que les plaignants n’apportent pas des preuves à l’appui dans leur dossier, l’abus de pouvoir, le trafic d’influence et la forte présomption de fraude sont ainsi déclarés infondés.

D’autres dossiers sont même jugés irrecevables pour forclusion. Incroyable, mais c’est la vérité. En effet, la date de clôture de la réception des requêtes était fixée avant le 8 janvier à minuit, mais 8 plaintes n’ont été déposées qu’à partir du 11 janvier. Les délais légalement prescrits n’ont pas été respectés, ce qui équivaut incontestablement à des objections…rejetées.

J.R.

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