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Processus électoral : possible modification des textes

Processus électoral : possible modification des textes

La Commission électorale nationale indépendante (Ceni) entend tout mettre en œuvre pour assurer la continuité du travail accompli par son prédécesseur, en l’occurrence la Cenit tout en procédant à quelques modifications. La Ceni a d’ailleurs affirmé que les textes pourraient toujours être modifiés en vue d’apporter d’autres amendements.

La nouvelle commission électorale (Ceni) reconnaît les efforts déployés par la Cenit lors des dernières élections pour la sortie de crise. Mais si des améliorations sont à apporter, la Ceni a tout à fait le droit d’y procéder. Le président de la Ceni, Hery Rakotomanana a d’ailleurs indiqué, hier à Alarobia en marge de la passation de service entre la Ceni et la Cenit qu’«Il est stipulé par la loi que l’organe électoral dispose du droit d’émettre des recommandations sur les textes régissant les élections, en vue de quelque amélioration que ce soit».

Cela est valable dans le cas où des failles sont constatées dans le code électoral. Cependant, les recommandations de la Ceni resteront au stade de propositions puisque le dernier mot appartient souvent aux législateurs et à l’Exécutif, comme c’était le cas lors des dernières élections sénatoriales où il a été question d’une urne par commune. Dans tous les cas, la Ceni présentera bientôt son rapport sur les élections sénatoriales.

Ouverte aux recommandations

Quoi qu’il en soit, la Ceni a indiqué qu’elle assurera la continuité de la communication avec l’ancien organe. «Je reconnais les efforts que vous avez déployés. Vous avez certes rencontré quelques difficultés mais vous avez également pu réussir la mission qui vous incombez», a indiqué Hery Rakotomanana en s’adressant au président de la Cenit, Ndriana Mamy Ralaiariliva. Et lui d’ajouter que «La Ceni reste ouverte à toute recommandation de votre part».

De son côté, l’ancien patron de la Cenit a indiqué qu’il est malgré tout difficile de faire des recommandations. «Je suis sûr que la Ceni est déjà expérimentée étant donné que tous les membres étaient plus ou moins déjà dans le processus électoral. D’ailleurs, j’ai pu voir que la nouvelle commission est déterminée dans l’accomplissement de sa mission».

La mission de la Cenit s’achève ainsi définitivement après la passation de service d’hier. Pour rappel, la Cenit a été mise en place pour organiser toutes les élections pour la sortie de crise, notamment la présidentielle, les législatives, et les communales. Il a été présidé à ses débuts par l’actuelle ministre des Affaires étrangères, Béatrice Atallah, à qui a succédé le vice-président de la commission, Ndriana Mamy Ralaiariliva. Ce dernier a d’ailleurs fait savoir que la Cenit a toujours œuvré dans la transparence, particulièrement au niveau de la gestion de son budget.

Tahina Navalona

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