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Coup de poing… coup de pied

Coup de poing… coup de pied

Apparemment, l’épisode sombre et nauséabond de la bataille des ordures est loin de sa fin. L’adversité entre l’Etat et la Commune sur le sujet repart de plus belle et annonce dans ce sens un début d’année en pagaille. De quoi faire couler beaucoup d’encre et alimenter la conversation. Sauf qu’au fond, c’est déplorable au point même d’être lamentable. Voir les nommés et les élus se rejeter la responsabilité et se renvoyer la balle alors qu’il y a urgence en la demeure est tout bêtement de l’insulte envers la population.

Maintenant le ministère de l’Eau, de l’hygiène et de l’assainissement s’en lave les mains, après une opération tape à l’œil dite « Coup de poing ». Retour à la case départ. Et tout le monde est averti que peu importe si la capitale se fera appeler la ville des ordures et peu importe les conséquences néfastes sur la santé, il ne faudra plus s’attendre à une autre opération coup de poing. En d’autres termes, le ministère de l’Eau, de l’hygiène et de l’assainissement a d’autres choses plus importantes à faire que d’enlever les ordures de la capitale tout en venant à la rescousse de la CUA. A l’avenir, il ne faut plus compter sur le ministère, d’ailleurs il a été clairement dit que la Redevance des ordures ménagères (Rom) gérée par la Commune est largement suffisante pour débarrasser la capitale de ses déchets.

Le message a été limpide. La ville des Mille serait alors livrée à elle-même au cas où la CUA continue à tirer au flanc. Et apparemment, ce serait le cas car au lieu de se pencher sur le problème, la Commune joue maintenant au chat et à la souris avec les marchands ambulants. C’est un autre feuilleton au début de son commencement.

Revenons à nos moutons. A vrai dire, le fond du problème, à l’origine de cette gabegie d’immondices n’est que ce calcul politique autour de la direction et de  la gestion du Service autonome de maintenance de la ville d’Antananarivo (Samva). Pour le moment, ce dernier est sous l’égide du ministère qui ne compte pas céder au chantage des ordures.

Depuis le début de cette semaine, les ordures commencent à s’entasser dans plusieurs quartiers de la ville et à ce rythme sans parler du mauvais état des routes, les Tananariviens en verront de toutes les couleurs. Des nids-de-poule voire des trous béants au beau milieu de la rue d’un côté et des «montagnes» d’ordures sur le trottoir de l’autre, autant ne pas y penser de suite. Déjà, l’opinion publique avance qu’en matière d’entretien de route, il faut s’attendre à ce que les responsables montent au créneau en se rejetant sous cet angle la responsabilité en oubliant de mentionner au passage que le Fonds d’entretien routier est plus que suffisant pour réfectionner les routes de la capitale.

Andry Rabeson

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