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Le juste milieu

Le juste milieu

Noir c’est noir, blanc c’est blanc. Entre les deux c’est le gris. Mais dans le monde réel, il n’y a pas de juste milieu. Il y a ceux qui insistent à le trouver mais ce n’est que temps perdu. Sinon il y aurait longtemps que la réconciliation aurait abouti. Chacun veut donner son avis sans prendre en considération celui des autres. On devient sourd et non muet. On veut dire des choses mais on ne veut écouter personne. La cérémonie de présentation de vœux à Iavoloha n’est certes pas opportune vu la situation qui prévaut au pays, mais ceux qui le dénoncent ne sont pas mieux placés. Cette cérémonie est devenue une tradition pour le pays. Les présidents successifs les ont organisés avec fierté. Mais quand vient l’heure où ils sont de simples invités, les critiques fusent en prétendant que cela ne ferait que des dépenses inutiles en plus, copiant bêtement les réactions de ceux qui sont réellement plus proches de la population.

Il n’y a plus de limite entre le juste et le ridicule, mais comme on le dit le ridicule ne tue pas. Les élections sénatoriales ont également fait l’objet de nombreuses critiques, et cela dès leur organisation, et on s’étonne ensuite que plusieurs candidats se présentent quand même. Ces candidats mêmes qui ont dénoncé le scrutin. De leur côté, les organisateurs font comme si de rien n’était, que tout marche sur des roulettes, sans incidents majeurs. Mais qu’entend-on par incident majeur ? Le fait d’apposer des signes distinctifs sur les bulletins de vote ne sont-ils pas des incidents majeurs ? Le plus grand perdant est comme d’habitude le peuple. Ce peuple qui ne peut que subir les caprices de ces minoritaires. Les dirigeants ne verront que ce qu’ils veulent voir tandis que les opposants continueront de s’opposer quelle que soit la situation.

La Corée du Sud a récemment diffusé leurs chansons ainsi que les actualités mondiales chez leur voisin du Nord à travers une sonorisation géante pouvant atteindre jusqu’à 10 km. L’occasion pour cette dernière de souhaiter un joyeux anniversaire à son dictateur favori en riposte à l’essai nucléaire effectué par ce dernier. Apparemment, ces deux pays ne pourront jamais trouver un compromis. Non, tout simplement car le juste milieu n’existe pas. Si l’on veut que quelque chose marche, il faudrait au moins que l’une des parties y mette un peu du sien. Un cas qui n’existe presque pas en politique.

Pourtant bien des choses auraient pu être évitées. Si les dirigeants avaient entendu toutes les parties dans les pays islamistes, l’EI n’aurait pas autant de rage envers ceux qui n’adhèrent pas à sa conviction. Si l’Afrique n’avait pas été aussi riche et pauvre en même temps, le monde entier ne voudrait pas se l’approprier. Et si les Malgaches étaient réellement sages, le pays aurait avancé depuis longtemps.

Tahina Navalona

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