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Des absences remarquées

Hormis l’ancien président de la République Marc Ravalomanana, les autres prédécesseurs de l’hôte d’Iavoloha n’ont pas été aperçus à la cérémonie de présentation de vœux d’hier. Ni Didier Ratsiraka, ni Albert Zafy, ni Andry Rajoelina n’ont répondu présent. Si les deux premiers pourraient avancer comme motif leur état de santé, le troisième serait tout simplement absent du pays. L’ancien président de la Transition n’a d’ailleurs jamais été présent aux cérémonies organisées par Iavoloha depuis l’accession de Hery Rajaonarimampianina au pouvoir. Il en est de même des élus issus des rangs du «Miaraka amin’i Prezidà Andry Rajoelina» (Mapar), du moins l’aile proche de l’ancien président de la Transition ou encore des élus du parti «Tiako i Madagasikara» (Tim). Joints au téléphone, certains élus du Tim assurent même qu’ils n’ont pas suivi la cérémonie d’Iavoloha.

Remise de peine

Comme tous les ans à la même période, un décret portant octroi de grâce présidentielle au titre de cette année a été publié, hier. Il s’agit d remise gracieuse de peine, accordée aux personnes condamnées à des peines privatives de liberté ; de remise partielle de trois mois aux personnes condamnées à des peines correctionnelles inférieures ou égales à un an d’emprisonnement ; de remise partielle de six mois aux personnes condamnées à des peines correctionnelles supérieures à un an et inférieures ou égales à trois ans d’emprisonnement ; de remise partielle d’un an aux personnes condamnées à des peines correctionnelles supérieures à trois ans et inférieures ou égales à cinq ans d’emprisonnement ; de remise partielle de dix-huit mois aux personnes condamnées à des peines privatives de liberté supérieures à cinq ans ; de remise partielle de douze mois aux personnes condamnées à des peines de travaux forcés à temps supérieures ou égales à cinq ans; et de la remise totale aux personnes condamnées à des peines criminelles, ayant déjà purgé au moins quinze ans de détention et âgées de soixante ans et plus, à la date du présent décret. Par ailleurs, les remises de peine ne concernent pas les personnes définitivement condamnées à la date du décret et celles qui, ayant interjeté appel ou demandé un pourvoi en cassation, s’en sont désistées dans un délai de deux mois à compter de la même date. Il en est de même des personnes ayant commis des infractions telles que les détournements de deniers publics, les concussions et corruptions, les infractions de blanchiment de capitaux, les attentats aux mœurs et à la pudeur, les meurtres et assassinats, ou encore les arrestations illégales et séquestrations.

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