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Contrôles douaniers : l’« Ami » classé sans suite

Contrôles douaniers : l’« Ami » classé sans suite

Après un mois de bras de fer entre le Syndicat du personnel des douanes (Synpedou) et l’Exécutif concernant les activités de contrôle a posteriori des importations à Madagascar, une entente a été trouvée entre les deux parties.

« Le dossier d’Appel à manifestation d’intérêt (Ami) lancé par l’Etat au mois d’août 2015 et visant à engager un prestataire étranger privé dans les activités de contrôle a posteriori des produits entrant à Madagascar est classé sans suite », ont annoncé hier les membres du Syndicat du personnel des douanes (Synpedou), lors d’une rencontre avec la presse dans les locaux des douanes à Antaninarenina.

La voix des syndicalistes a ainsi été entendue concernant cette affaire, après plus d’un mois de bras de fer avec l’Etat. Ce dernier a, en effet,  prévu de faire appel à une société privée, étrangère de surcroît pour assurer le contrôle a posteriori des importations dans le but d’augmenter les recettes douanières en 2016. Le contrôle des marchandises porte sur les opérations intéressant le service de lutte contre les fraudes douanières (écritures commerciales, pièces comptables, documents de dédouanement, etc.), y compris les données sur support informatique. La finalité du contrôle permet à la direction des douanes de constater toutes infractions douanières prévues par le code des douanes.

Réduction des infractions

Les infractions douanières font perdre beaucoup d’argent à l’Etat, raison pour laquelle des réformes sont indispensables au niveau de la direction des douanes. A ce sujet, une commission d’étude constituée par les techniciens issus du syndicat des douanes, et des techniciens émanant des bailleurs, ainsi que le staff de la direction générale des douanes sera prochainement mise en place dans le but d’augmenter les recettes douanières cette année.

« De cette manière, hormis les techniciens de la douane déjà intégrés dans la commission, les techniciens membres du Synpedou pourront également émettre leurs avis de manière objective et partager leurs appréciations sur la base d’éléments techniques et scientifiques », affirme un communiqué officiel de la Primature en date du 23 décembre dernier.

« Nous sommes actuellement en attente d’un arrêté ministériel venant du ministère des Finances et du budget pour la mise en place de cette commission d’étude. On nous a déjà remis un aperçu des tâches à accomplir au sein de la commission », a souligné Herizo Andrianavalona, président du Synpedou.

Riana R.

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