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Toamasina : la situation risque de s’envenimer

Fin de la trêve de fin d’année au sein de la commune de Toamasina où les vives tensions entre le maire Elysée Ratsiraka et les employés grévistes se sont de nouveau réveillées depuis hier.

Les employés de la commune urbaine de Toamasina ont été scandalisés de la décision du premier magistrat de la ville qui les a sacrifiés au profit des nouvelles recrues. Les grévistes ont qualifié d’erreur stratégique les « deux poids deux mesures », puisque la commune n’a toujours pas payé leur rémunération actuelle en plus de leurs arriérés de salaires du temps de l’ancien PDS, contrairement aux nouveaux employés qui ont reçu leur dû. Le scellage des locaux de l’Hôtel de ville de Toamasina pour leur en interdire l’accès a fait monter d’un cran la crise, hier, selon les témoignages.

La population interpelle le pouvoir central à prendre des mesures face à la situation pour éviter les dérapages car le maire favorise particulièrement des membres de certains groupes ethniques au profit des autres pour attiser des conflits tribaux. Des jeunes de certains quartiers bien définis, connus pour leur origine ethnique, sont même payés pour brutaliser les employés grévistes majoritairement issus de groupes ethniques différents. La population commence à soutenir les mouvements des employés grévistes pour faire cesser la gabegie dans la gestion de la ville où les ordures ne sont plus enlevées, actuellement. Ils attendent aussi la suite de la déclaration du bouillant Henri Rakotomalala qui a lancé un appel à l’endroit du régime sur la nécessité de prendre des dispositions draconiennes pour résoudre la situation dès le début de cette année.

Manou

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