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Sénatoriales : des candidats contestent les résultats

Sénatoriales : des candidats contestent les résultats

 Les résultats provisoires des sénatoriales ne sont même pas proclamés qu’ils sont déjà constestés. A cet effet, des candidats s’unissent pour se faire entendre.

Sans surprise, une nouvelle alliance de circonstance voit le jour. Et, ils ont uni leurs voix pour dénoncer les irrégularités enregistrées lors des sénatoriales du 29 décembre dernier. Ces derniers,  le Mapar, le MMM, le Tim et le parti Marina ont exposé les diverses irrégularités qu’ils ont recensées lors des sénatoriales et entendent ainsi saisir la Haute cour constitutionnelle (HCC) tout en exigeant la réédition des élections.

« Nous avons toujours insisté sur le fait que l’organisation des élections sénatoriales n’était pas conforme à la loi », a indiqué le candidat du Mapar, Haja Rakotoson, face à la presse au Colbert à Antaninarenina hier. Des propos soutenus par le candidat du Tim, Me Hasina Andriamadison qui a expliqué que « Les élections n’auraient jamais dû être organisées en période de pluies, cela sans oublier les contraintes que les électeurs ont subi ».

D’après lui, certains grands électeurs du Tim étaient obligés de voter pour les candidats du régime sous peine de perdre leur financement ou encore d’être menacés par le fisc. Autant d’incidents qui, d’après le candidat du Tim, compromet le secret du vote. Le cas de certains candidats qui ont inscrit des signalements illégaux sur les bulletins de vote à Toliara a même été évoqué par la candidate du Tim, Eliane Naika.

Le candidat du MMM, Andrimalala Ratsihoarana a pour sa part indiqué que le fait que les bureaux de vote n’aient pas respecté les heures d’ouverture et de fermeture ne respecte pas les dispositions du code électoral. Cela d’autant plus que les dépouillements ont été effectués bien avant la fermeture des bureaux de vote. « Jamais pareil cas ne s’est produit dans aucun pays car cela influence le vote des électeurs », a déploré le candidat du MMM.

Requête

De son côté, le candidat du parti Ny Marina, Jean-Désiré Ranaivoson a souligné que ces élections n’ont pas respecté les droits de l’homme. En effet, certains candidats devaient se cacher pour aller aux urnes de peur que certains maires et chefs de région ne les obligent à voter pour les candidats du régime. Quoi qu’il en soit, le candidat se demande si les sénateurs auront encore la possibilité d’examiner les lois ou si ces derniers devraient uniquement se contenter de les adopter. « Avec seulement 6 sièges pour les partis autres que celui du régime, il sera difficile de soutenir des débats », a-t-il conclu.

Lors de sa dernière rencontre avec la presse, le ministère de l’Intérieur et de la décentralisation, Olivier Solonandrasana Mahafaly a cependant tenu à défendre l’organe en charge des préparatifs électoraux. « A l’instar de tous les élections à travers le monde, tout n’était pas parfait et il existe toujours des impondérables. Cependant, la Ceni a fait de son mieux », a-t-il soutenu.

Dans tous les cas, ces candidats déposeront bientôt leur requête auprès de la HCC et exigent que les élections du 29 décembre dernier soient annulées pour que le pays procède à de nouveaux scrutins crédibles et transparents. Jusqu’à lundi dernier, en tout cas, 1382 plis électoraux ont été reçus par la HCC. Ceux-ci sont issus des bureaux de vote dans les provinces d’Antsiranana, Toamasina, Mahajanga et Antananarivo.

Tahina Navalona/Jao Patricius

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