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Chronique : les sénatoriales un rappel à l’ordre

« Ouïe ! Ouïe ! Ouïe ! », trépignent les partis politiques. Nombre d’entre eux en gardent des bleus à l‘âme. Calmos, messieurs-dames, pas de quoi dramatiser, simple bobo d’une piqûre de rappel, le drame est ailleurs. Traîtrise clament certains, comme s’ils venaient de  découvrir le phénomène à cette occasion, ne s’étant pas aperçu jusque-là que la pratique politique baigne dans ces eaux comme si elle en avait fait un rite cultuel. A qui la faute ?
L’incapacité chronique à décoller vers la terre promise du développement trouve ses racines dans le sol inculte des activités politiques telles qu’on les pratique, et si les organisations politiques ne prennent même pas conscience de la gravité de cet état sauf lorsqu’elles en prennent des retours de flammes, cela témoigne de la vanité de leur existence. Elles n’ont ici de raison d’être qu’à servir la carrière d’une personne, les militants s’y attachent dans l’unique but d’en recueillir des miettes, chacun à sa mesure et plus si… Le fait d’aller voir ailleurs si l’herbe y est plus verte n’est que naturel en pareilles circonstances. Un candidat aux élections sénatoriales, par ailleurs grand électeur de son état, illustre au plus haut point le ridicule de la situation. Dans le bureau de vote où il a déposé son bulletin, le dépouillement a révélé que l’un de ses concurrents a obtenu 100% des suffrages. Privilégiant d’autres intérêts, le bonhomme n’a pas réussi à convaincre sa propre personne pour obtenir n’eût été qu’une unique voix, la sienne.
Tout autre témoignage pour dresser un constat d’une faillite de la classe politique s’avère superflu. Et pourtant l’activité politique est indispensable à un bon fonctionnement de l’Etat particulièrement dans un système républicain, encore faut-il que l’activité politique se déroule selon des règles respectueuses de sagesse qu’accompagnent une volonté de réflexion et un acquis de connaissances techniques fussent celles-ci simplement basiques. Les organisations politiques ont un rôle majeur pour dispenser une formation des citoyens et plus particulièrement de leurs adhérents en ce sens. Rares sont celles qui ont satisfait à cette mission. On ne verse pas dans l’activité politique par accident ou par calcul d’intérêt personnel. Or les actuels dirigeants des partis politiques eux-mêmes pour la plupart s’y sont engagés à la rencontre d’une opportunité ou par opportunisme. Que lèvent le doigt ceux qui font exception.

Léo Raz

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