Flash
Préc Suiv

Perspectives 2016 : la société civile insiste sur la lutte anticorruption

Perspectives 2016 : la société civile insiste sur la lutte anticorruption

Certaines organisations de la société civile craignent que 2016 n’augurera rien de bon tant que le pays n’entame pas un grand changement. Ce changement dépend, disent-ils, de la volonté des dirigeants, notamment au niveau de leurs priorités, dont la lutte contre la corruption.

Pour le pays, le plus dur reste à venir en matière de changement. Le secrétaire exécutif de la Plateforme nationale des organisations de la société civile de Madagascar (Pfnoscm), Mamoudou Ndriandahy a indiqué que «Le changement s’opèrera en fonction des décisions prises par les dirigeants, et la première chose que ces derniers devraient faire est de concrétiser la lutte contre la corruption». Il explique que les paroles n’étaient jamais suivies d’actes, ce qui n’a été que perte de temps.

Cette fois, «Il est plus que nécessaire que l’Etat prenne de nouvelles résolutions avant d’entamer toute autre activité», a-t-il insisté. En effet,

la corruption est devenue un véritable fléau qu’il est à présent difficile de s’en débarrasser. La collaboration de tous est alors requise. D’après Mamoudou Ndriandahy, «Aucune activité ne pourra réellement démarrer tant que la corruption sera présente».

Mise en œuvre

Il faut également rappeler que le coordonateur de l’Observatoire de la vie publique (Sefafi), Andriamandranto Ralison a indiqué que cette année reste incertaine pour le développement du pays. Particulièrement au niveau de la mise en œuvre de la loi de Finances. Celui-ci a même expliqué que des difficultés seront ressenties par les citoyens, entreprises et même les communes durant ce premier trimestre. Il est de même de l’ambassadeur américain Robert T Yamate qui a fait savoir que «La mise en œuvre effective de la nouvelle stratégie nationale de lutte contre la corruption (…)», figurent parmi les chantiers qui attendent le régime.

Cependant, tout ne sera peut-être pas sombre pour le pays, si toutefois les dirigeants savent profiter de chaque occasion. «Les élections sénatoriales ont affiché de bons résultats pour le parti du régime, et pourraient assurer la stabilité du pays», a expliqué Mamoudou Ndriandahy. «La domination du HVM au Sénat permettra au chef de l’Etat de travailler en toute serénité, sans craindre que la Chambre basse puisse encore le menacer de déchéance», a-t-il poursuivi. En effet, l’année 2015 n’a pas été de tout repos pour le gouvernement. En 2016, le pays devrait ainsi acquérir une certaine stabilité, puisqu’avec les nouveaux sénateurs en majorité pro-régimes, aucun blocage ne devrait plus survenir, particulièrement au niveau de la Chambre basse », a-t-il conclu.

Tahina Navalona

Les commentaires sont fermées.