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Actes de banditisme : trois membres d’un commando écroués

Actes de banditisme : trois membres d’un commando écroués

Incriminés dans une affaire de vol à main armée, trois militaires qui seraient des éléments du Centre national d’entraînement commando (CNEC) d’Ambatolaona ont été placés sous mandat de dépôt à Moramanga.

Rien ne permet pour l’instant d’affirmer leur implication. D’autant plus qu’ils sont protégés par la présomption d’innocence. En tout cas, les proches de la victime ont déclaré les avoir reconnus et identifiés lors d’une opération de tapissage.

Tout a commencé dans l’après-midi du 29 décembre. Deux militaires ont installé un bivouac à Mahalambo, commune de Marozevo. Le même jour, vers 19 h, trois autres militaires se sont affairés devant la maison d’un certain Koto. Ce dernier leur a demandé la raison de leur visite. Les soldats ont fait savoir qu’ils comptaient se rendre aux fiançailles d’un ami à Ambavahala Mahalambo. Ne se doutant de rien, le dénommé Koto s’est porté volontaire pour les y conduire.

Quelques heures plus tard, peu avant minuit, Koto a reçu la visite de cinq individus en treillis et à visage découvert. Tout s’est déroulé tellement vite que les occupants de la maison n’ont pas eu le temps de réagir. Tout en réclamant les économies de la petite famille, les intrus ont violemment frappé les occupants avant de les ligoter.

24 millions d’ariary dérobés

Après avoir encaissé des coups pendant près de deux heures, le père de famille s’est exécuté en leur remettant 24.400.000 d’ariary. Après avoir empoché le butin, deux des assaillants ont quitté les lieux en autostop, tandis que les trois autres ont fui à pied en direction d’Ambavahala. Alertés par la victime, des gendarmes se sont rendus sur place pour les constats d’usage. Puis ils se sont mis à la poursuite des bandits. Les traces de pas laissées par ces derniers les ont conduits à la fête de fiançailles.

Les militaires s’apprêtaient à quitter les lieux quand les gendarmes sont arrivés sur les lieux. Sans attendre, les pandores ont procédé à l’arrestation des trois soldats. Les trois suspects ont fait l’objet d’une enquête serrée avant d’être transférés à Moramanga où s’est poursuivi l’interrogatoire le 31 décembre. Le soir même, les trois militaires ont été déférés au parquet du tribunal de Moramanga. L’audition a duré jusqu’à une heure tardive de la soirée. Le magistrat en charge du dossier a décidé un placement sous mandat de dépôt.

Interrogé au sujet de cette affaire, un haut responsable de l’armée a déclaré qu’il est encore prématuré de s’y prononcer. «Laissons le tribunal faire son travail», a-t-il déclaré laconiquement.

Mparany

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