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Secteur  : l’informel, seul recours contre la crise

Secteur  : l’informel, seul recours contre la crise

Le nombre de personnes travaillant dans le secteur informel a augmenté, selon une enquête effectuée par l’Institut national de la statistique (Instat). Si en 2005, le taux était de 60%, actuellement il atteint les 80%. La création d’emplois formels, notamment pour les jeunes, est difficilement réalisable compte tenu de l’économie actuelle. Ce qui expliquerait en effet l’accroissement du secteur informel, le seul recours pour faire face à la situation de crise.

Outre le commerce, les secteurs élevage et agriculture enregistrent le taux le plus élevé en termes d’emplois informels. Cependant, les revenus sont plus faibles pour le secteur informel par rapport au secteur formel. Une circonstance qui aggrave encore plus la situation de pauvreté, d’après le directeur général de l’Instat.

Le rapport sur l’enquête périodique auprès de ménages (EPM) en 2010 de l’Instat avance que l’agriculture prédomine dans la création d’emplois à Madagascar. Plus de 80,5% de la population active occupée y travaillent. Le revenu annuel moyen dans l’emploi salarial est de 1.388.000 ariary. C’est dans l’agriculture que ce montant est le plus faible, avoisinant 674.000 ariary. Les salariés de l’Etat restent en moyenne les mieux lotis avec un salaire annuel moyen de 2 410.000 ariary. Cette analyse ne prend toutefois pas encore en compte les structures du personnel de chacun des types de secteur.

Offre faible dans le monde

L’emploi dans le monde ne profite pas de la faible reprise économique. 202 millions de chômeurs dans le monde ont été recensés en 2013 et le chômage des jeunes est particulièrement préoccupant, affirme l’Organisation internationale du travail (OIT) dans son rapport annuel, publié hier.

Le rapport de l’OIT sur les tendances mondiales de l’emploi 2014 relève que la croissance de l’emploi reste faible, que le chômage continue d’augmenter, surtout parmi les jeunes, et que nombreux travailleurs découragés (23 millions) restent en dehors du marché du travail.

Au rythme actuel, 200 millions d’emplois supplémentaires seront créés d’ici 2018, selon le rapport. C’est inférieur au niveau requis pour absorber le nombre croissant des nouveaux arrivants sur le marché du travail. Le nombre de demandeurs d’emploi devrait augmenter de plus de 13 millions d’ici à 2018.

Arh.

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