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Scrutins 2016 : les régionales et les provinciales en attente

Scrutins 2016 : les régionales et les provinciales en attente

Sauf changement, l’année 2016 devrait encore être une année électorale. Après les communales et les sénatoriales, la commission en charge des préparatifs électoraux (Ceni) devra ainsi s’atteler à l’organisation des régionales et des provinciales.

Les sénatoriales du 29 décembre dernier ont permis de mettre en place une institution de plus de la Quatrième République avec l’arrivée des nouveaux membres de la Chambre haute. Pour autant, au  niveau des collectivités territoriales décentralisées (CTD) des scrutins sont encore en attente afin de d’élire ceux qui seront à leur tête. Il s’agit des chefs de région et des chefs de province.

En principe, l’élection des maires devrait déclencher la dynamique des élections locales dans la mesure où, que ce soit pour les régionales ou les provinciales, ce sont les grands électeurs qui auront voix au chapitre. Il s’agit en l’occurrence des maires et des conseillers municipaux ou encore des chefs de région et des conseillers régionaux. L’article 313 de la loi n°2014-020 relative aux ressources des Collectivités territoriales décentralisées, aux modalités d’élections, ainsi qu’à l’organisation, au fonctionnement et aux attributions de leurs organes stipule que «le collège électoral est constitué par les maires et conseillers municipaux et communaux des communes composantes de la Région». L’article  319 de la même loi ajoute que «Le collège électoral est constitué par les chefs de région et les conseillers régionaux des régions composantes de la Province».

Pour ce qui est de la modalité du scrutin, les chefs de région et les membres des conseils régionaux sont élus au suffrage universel indirect pour un mandat de quatre ans renouvelable au scrutin de liste à la représentation proportionnelle à un tour, sans panachage, ni vote préférentiel, ni liste incomplète. Il en est de même des chefs de province et des membres des conseils provinciaux.

Choix

A priori, si l’on se réfère aux résultats des sénatoriales, l’Etat pourrait ne pas avoir de la réticence à enclencher ces deux scrutins. D’autant que la majorité des grands électeurs à travers toutes les provinces, tels que les maires et les conseillers, semblent presque acquis au parti présidentiel. Les sénatoriales ont déjà montré sa mainmise sur les élus locaux et le régime pourrait surfer sur cette vague. «Les sénatoriales ont montré que des élus non affiliés au parti au pouvoir a choisi de voter pour celui-ci. C’est que nous avons pu les convaincre», assure un membre de cette formation politique.

Pour autant, il se trouve que l’agenda très chargé du régime avec deux sommets à la clé, celui du Comesa et de la Francophonie, pourrait stopper son élan. Et pour cause, le pouvoir pourrait éviter toute contestation qui dure afin de soigner son image auprès de ses milliers d’invités. Une source bien informée assure en outre que le chef de l’Etat pourrait choisir de continuer sur cette dynamique du parti présidentiel. «Ces deux élections se feront cette année», a-t-elle confié.

Jao Patricius

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